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Ressources de la biblio sur les luttes au Mexique


Liste sans doute pas exhaus­tive de bou­quins emprun­ta­bles au Centre Culturel Libertaire, en lien avec les luttes au Mexique, Chiapas, et le mou­ve­ment zapa­tiste.

Mexique, Chiapas et Zapatistes, Revue Solidaires International, 2013
Dossier assez large sur l’his­toire des luttes au Mexique.

Zapata est vivant ! : l’insur­rec­tion des indi­gè­nes du Chiapas racontée par eux-mêmes, Rovira Guiomar, 1995
“Ses mots de « Terre et liberté » res­taient gravés dans le brillant du ciel. Et l’esprit mil­lé­na­riste l’a res­sus­cité. Les mots de « Zapata est vivant, la lutte conti­nue » ont été peints sur les murs du Mexique tout entier. Les vieux comp­tes à régler dans ce siècle ont resurgi renou­ve­lés, des causes qui n’avaient jamais été menées jusqu’au bout ont été repri­ses et l’his­toire s’est remise en mou­ve­ment, comme si le pas­sage du temps n’avait pas existé. Zapata est revenu che­vau­cher aux côtés du peuple en armes, aux côtés des pau­vres et de ceux qui n’ont pas de terres. Au Chiapas, les Indiens ont de nou­veau empoi­gné leurs machet­tes et leurs fusils, et ils ont de nou­veau croisé les car­tou­chiè­res sur leur poi­trine. Mais qui donc a dit que Zapata était mort ?”

Avec les peu­ples du Chiapas : notes pour com­pren­dre et sou­te­nir un an d’insur­rec­tion zapa­tiste au Mexique, OCL, 1995
Supplément à Courant alter­na­tif, mai 1995.

Irma, femme du Chiapas : entre révolte zapa­tiste et vie quo­ti­dienne / Stutz, Élisabeth (1998)
Le sou­lè­ve­ment des Indiens de l’État mexi­cain du Chiapas a été lar­ge­ment popu­la­risé, tant par les écrits du très média­ti­que sous-com­man­dant Marcos, que par ceux de per­son­na­li­tés comme Régis Debray, Danielle Mitterrand, le chan­teur Manu Chao, ou le cinéaste Ken Loach. Par contre, le point de vue de la base a été rare­ment mis en avant, encore moins celui des femmes. Le témoi­gnage de cette mère de famille, simple pay­sanne, recueilli par une socio­lo­gue pen­dant plu­sieurs mois passés chez elle, nous révèle un aspect tota­le­ment méconnu de la révolte zapa­tiste : com­ment vit et ce que pense, dans un milieu tou­jours fon­ciè­re­ment machiste malgré les affir­ma­tions égalitaristes, une femme au cœur d’un conflit dont elle est partie pre­nante mais dont les enjeux la dépas­sent et l’angois­sent.

Le Feu et la parole / Muños Ramirez, Gloria (2003)
Ce livre n’est pas un livre de plus dans la lit­té­ra­ture déjà abon­dante consa­crée au mou­ve­ment zapa­tiste mais le seul à être vrai­ment issu de l’EZLN. Il rend fidè­le­ment compte de ses posi­tions. Il sort à l’occa­sion des dix ans du sou­le­ve­ment des com­bat­tants zapa­tis­tes le 1er jan­vier 1994 et des 20 ans de la créa­tion de l’EZLN

Contes Rebelles, sous-com­man­dant Marcos (2014)
Vingt ans après le 1er jan­vier 1994, les zapa­tis­tes sont tou­jours là. Entre-temps, ils ont cons­truit une autre réa­lité sociale et une démo­cra­tie radi­cale d’auto­gou­ver­ne­ment. Mais l’his­toire du zapa­tisme, c’est aussi la pro­fu­sion des his­toi­res que le sous-com­man­dant Marcos ne cesse de raconter : celles du vieil Antonio – porte-parole d’un ima­gi­naire indien déconcer­tant –, du sca­ra­bée Durito – infime insecte se pre­nant pour Don Quichotte –, ou encore de ces enfants intré­pi­des qui infli­gent défaite sur défaite au stra­tège de l’EZLN.
Ces contes nous invi­tent à écouter la parole de ceux que l’on n’écoute pas. Ils sont portés jusqu’à nous par la per­son­na­lité et la voix de 12 lec­teurs et lec­tri­ces, pour inten­si­fier le plai­sir de les savou­rer, enri­chir notre propre ima­gi­naire et inter­ro­ger nos prin­ci­pes de vie.

EZLN : 20 et 10, le feu et la parole, Muñoz Ramírez, Gloria (2004)
Le 1er jan­vier 1994, l’EZLN (Armée zapa­tiste de libé­ra­tion natio­nale) se sou­lève au Chiapas contre le gou­ver­ne­ment de Mexico, une « mesure ultime, mais juste » pour chan­ger le monde, « le rendre plus libre, plus démo­cra­ti­que, c’est-à-dire plus humain ». Quelque peu oubliées depuis, ces com­mu­nau­tés indien­nes en rébel­lion conti­nuent pour­tant leur combat. De 1997 à 2003, Gloria Muñoz Ramírez a par­tagé leur vie et en tire ce beau témoi­gnage. Remontant au 17 novem­bre 1983, date de fon­da­tion de l’EZLN, com­pañe­ros des bases d’appui et sol­dats insur­gés par­lent avec leurs mots sim­ples des dix années de pré­pa­ra­tion, « jusqu’à ce qu’arrive le jour de la guerre de 1994 ».
Le récit tra­verse ensuite les étapes d’une confron­ta­tion qui s’appuie « d’abord [sur] la pra­ti­que et ensuite [sur] la théo­rie », a ouvert des espa­ces de dia­lo­gue et de ren­contre avec la « société civile », pour sortir de la logi­que guer­rière des débuts. Au long du récit (super­be­ment mis en page et illus­tré) trans­pa­raît l’orgueil que donne aux zapa­tis­tes le sen­ti­ment de mener une lutte « dont, disent-ils, nous voyons, vivons et pro­dui­sons les avan­cées ».

Hommes de maïs, coeurs de braise / Collectif (2002)
Depuis 1994 avec le succès tac­ti­que des escar­mou­ches zapa­tis­tes, les Indiens du Mexique sont entrés en effer­ves­cence.
Cette réac­tion de défense des com­mu­nau­tés a fait tache d’huile, s’appuyant sur la tra­di­tion, comme sur l’utopie, échappant pres­que tou­jours aux car­cans idéo­lo­gi­ques.
Des voya­geurs séduits par ce mou­ve­ment, contre l’ordre mar­chand, lais­sent conter les hommes et les femmes de maïs qui sont la poésie et la sagesse mêmes. La machette hors du four­reau, ces par­ti­sans de la com­mu­nauté humaine réfu­tent en actes le nihi­lisme mar­chand d’un monde-machi­nes qui s’obs­tine de plus en plus et par­tout à tra­quer la vie !

La Commune d’Oaxaca : chro­ni­ques et consi­dé­ra­tions, Lapierre, Georges (2008)
Dans le sud du Mexique, « à Oaxaca, la déso­béis­sance civile est très près de deve­nir un sou­lè­ve­ment popu­laire qui, loin de s’épuiser, gran­dit et se radi­ca­lise jour après jour. Le mou­ve­ment a cessé d’être une lutte tra­di­tion­nelle de pro­tes­ta­tion et a com­mencé à se trans­for­mer en un embryon de gou­ver­ne­ment alter­na­tif. Les ins­ti­tu­tions gou­ver­ne­men­ta­les loca­les sont des coquilles qui se vident chaque jour plus de toute auto­rité, tandis que les assem­blées popu­lai­res devien­nent des ins­tan­ces dont émane un nou­veau mandat poli­ti­que. Les choses vont vite et l’exem­ple de la com­mune nais­sante d’Oaxaca est loin de se cir­cons­crire à sa loca­lité ». (La Jornada, 25 juillet 2006.)

Dossier Chiapas
Contient dif­fé­rents docu­ments, revues ¡Ya basta !, Ab irato, Solidarité Chiapas.

Depuis les mon­ta­gnes du sud est mexi­cain : textes rela­tifs à la guerre indienne du Chiapas
Du pre­mier ouvrage sous-titré « Textes rela­tifs à la guerre indienne au Chiapas », court mais très soigné, au ton mili­tant plus qu’ana­ly­ti­que, on retien­dra une appro­che per­ti­nente des raci­nes « ancien­nes » du sou­lè­ve­ment zapa­tiste. Dans cet Etat, qui, « depuis 1974, s’est embrasé et a été dévasté », cette petite guerre est demeu­rée silen­cieuse et étouffée. Entre 1982 et 1985, 525 pay­sans furent assas­si­nés au Mexique pour des rai­sons poli­ti­ques : 70 % d’entre eux le furent dans les Etats de Oaxaca et du Chiapas.
Plus ambi­tieux, le second ouvrage, com­pi­la­tion de textes d’auteurs pres­que tous mexi­cains, ana­lyse à la fois le sou­lè­ve­ment zapa­tiste et la crise finan­cière, rom­pant déli­bé­ré­ment avec les thèses du moment : ce n’est pas l’insur­rec­tion d’une dizaine d’indi­gè­nes qui pro­vo­que l’affais­se­ment brutal de l’économie, mais bien les erre­ments d’un sys­tème économique vic­time de ses pro­pres contra­dic­tions et un pou­voir à bout de souf­fle. On regret­tera sim­ple­ment le peu de res­pect de l’éditeur pour le lec­teur (et les auteurs) tant l’ouvrage est jonché de coquilles, et cer­tains textes tra­duits de l’espa­gnol en cha­ra­bia plutôt qu’en fran­çais. Source

Échos du Mexique indien et rebelle, D’ell Umbria Alessi (2010)
Cinquième volume de la série « Les Livres de la jungle », dédiée aux peu­ples indiens d’Amérique, ces Échos du Mexique indien et rebelle com­pren­nent deux brefs essais écrits à l’automne 2009, « La gue­la­guetza d’Oaxaca » et « Les terres com­mu­na­les de Santa María Ostula », suivis du « Manifeste d’Ostula », pro­cla­ma­tion en juin 2009 du Congrès natio­nal indi­gène du Mexique. Alèssi Dell’Umbria, auteur de Histoire uni­ver­selle de Marseille, de l’an mil à l’an deux mille (Agone, 2006) et de C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis ! (L’Échappée, 2006), a col­la­boré à dif­fé­ren­tes revues de cri­ti­que sociale. Il vient de publier La Rage et la Révolte aux éditions Agone. Dans la gue­la­guetza indi­gène, la reconnais­sance est fondée sur le carac­tère réci­pro­que de l’offrande. Le don ini­tial engage qui le reçoit : et le res­pect de cet enga­ge­ment établit la reconnais­sance. Dans la Guelaguetza gou­ver­ne­men­tale, l’offrande n’appelle plus aucun don de retour : elle est pure­ment repré­sen­tée, elle n’est pas offrande à un autre mais à la foule ano­nyme des citoyens oaxa­queños invi­tée par l’ins­tance suprême, le gou­ver­neur.

La Voie du jaguar : un point de vue sur le mou­ve­ment social dans l’État d’Oaxaca au Mexique / Lapierre, Georges (2008)
Conversations de Georges Lapierre avec Rubén Valencia et David Venegas sur le mou­ve­ment social dans l’Etat d’Oaxaca au Mexique.
Dans la ville d’Oaxaca, l’insur­rec­tion des quar­tiers popu­lai­res a pu se déve­lop­per et cons­ti­tuer une menace réelle pour le pou­voir parce qu’elle a su renouer très vite avec un mode de vie com­mu­nau­taire, dont elle retrou­vait les auto­ma­tis­mes au fur et à mesure de son déploie­ment (...)

La Nuit de Tlatelolco, Histoire orale d’un mas­sa­cre d’État, Poniatowska, Elena, 2014
Alors que le monde pliait sous la fronde d’une jeu­nesse rebelle, le Mexique aussi connais­sait un impo­sant mou­ve­ment étudiant. Dix jours avant le début des Jeux olym­pi­ques de Mexico, sous les yeux de la presse inter­na­tio­nale, l’armée assas­sina plu­sieurs cen­tai­nes de mani­fes­tants.
Cette his­toire sociale est racontée ora­le­ment par celles et ceux qui avaient l’espoir de chan­ger le Mexique. Elena Poniatowska leur a donné la parole en col­lec­tant des cen­tai­nes de témoi­gna­ges, entre­cou­pés d’extraits de presse, de slo­gans, dans une cons­truc­tion chro­no­lo­gi­que hale­tante.
Livre réfé­rence, édité pour la pre­mière fois en 1971 au Mexique, La Nuit de Tlatelolco visait sur­tout à réta­blir la vérité his­to­ri­que. Près de cin­quante ans après les faits, face à l’impu­nité per­sis­tante des res­pon­sa­bles au sein de l’appa­reil d’État, les reven­di­ca­tions de jus­tice et de mémoire col­lec­tive conti­nuent de réson­ner sous le slogan « Le 2 octo­bre ne s’oublie pas. »

La pala­bra del agua, Touati, Anna, 2012
Radio Ñomndaa est une radio com­mu­nau­taire, emblé­ma­ti­que des pro­jets de com­mu­ni­ca­tion indi­gène au Mexique. Elle s’ins­crit dans le pro­ces­sus d’auto­no­mie du peuple amuzgo.
Le livre revient sur l’his­toire et le rôle de ces radios au Mexique, et sur les ques­tions sou­le­vées par le docu­men­taire. Un entre­tien avec des mem­bres de Radio Ñomndaa illus­tre la vision et l’action de ce col­lec­tif. Une conver­sa­tion avec la jour­na­liste mexi­caine Gloria Muñoz Ramirez retrace les enjeux his­to­ri­ques et actuels des pro­ces­sus d’auto­no­mie au Mexique.
À l’heure où le Mexique tra­verse une grave crise poli­ti­que et sociale, La Parole de l’eau nous rap­pelle que le mou­ve­ment pour l’auto­no­mie est la seule réponse à la vio­lence ins­ti­tu­tion­nelle.

Duro com­pañer@s ! Oaxaca 2006 : récits d’une insur­rec­tion mexi­caine, Rosen-Cros, Pauline (2010)
Mexique, 2006 : une ville entière se sou­lève contre un gou­ver­neur détesté et contre tout un sys­tème économique et social auto­ri­taire. Plusieurs atta­ques de la police sont repous­sées par les habi­tants, qui bar­ri­ca­dent leur ville et s’orga­ni­sent au sein de l’Assemblée popu­laire des peu­ples d’Oaxaca (APPO). Pendant six mois, ils com­bat­tent l’État au quo­ti­dien et ten­tent d’ins­tau­rer un nouvel ordre social. Cette lutte mul­ti­forme ras­sem­ble des sec­teurs extrê­me­ment variés de la popu­la­tion et s’étend dans tout l’État.

Au-delà des passe-mon­ta­gnes du sud-est mexi­cain, Collectif (1996)
Téléchargeable au format bro­chure ici
Ce texte a été écrit en 1996, à la suite du sou­lè­ve­ment mené au Chiapas (Mexique) par l’Armée zapa­tiste de libé­ra­tion natio­nale (EZLN) en 1994, et en réac­tion au grand mou­ve­ment de soli­da­rité que cette insur­rec­tion a engen­dré. C’est un texte cri­ti­que, un peu daté par rap­port à la situa­tion du Mexique aujourd’hui, mais qui pose des ques­tions cru­cia­les pour qui­conque est inté­ressé par l’émancipation des pro­lé­tai­res, et convaincu qu’elle ne se fera que par eux-mêmes. Pour com­pren­dre une révolte dans ses impli­ca­tions maté­riel­les, ici dans un pays où se jouent de nou­veaux rap­ports capi­tal/tra­vail, et au-delà des chants lyri­ques de ses faux repré­sen­tants.

Je ne paie pas le loyer, je fais la grève ! Taibo II, Paco Ignacio, 2008
Une grève de loca­tai­res à Mexico en 1922.
1920, est une date capi­tale dans l’his­toire de la Révolution Mexicaine et c’est aussi l’année de la créa­tion du Parti Communiste Mexicain.
Deux ans plus tard, des loca­tai­res de Mexico déci­dent de se mettre en grève pour pro­tes­ter contre l’état insa­lu­bre des appar­te­ments et le prix abusif des loyers.
Le mou­ve­ment né de l’ini­tia­tive d’un tout petit groupe de jeunes anar­cho-syn­di­ca­lis­tes, connaît une ampleur consi­dé­ra­ble.
L’écrivain Paco Ignacio Taibo II retourne à son pre­mier tra­vail d’his­to­rien du mou­ve­ment ouvrier. Avec son esprit d’indé­pen­dance, sa prose inci­sive et sa curio­sité d’intel­lec­tuel engagé et mili­tant il raconte et ana­lyse un évènement inex­pli­ca­ble­ment tombé dans l’oubli.
Une his­toire qui reste aujourd’hui exem­plaire.

Feuilleton mexi­cain, Paco Ignacio, 1996
À chaque fin de siècle, le Mexique brille des mille feux des grands chan­ge­ments sociaux.
En 1910, la dic­ta­ture de Porfirio Diaz tou­chant à sa fin a ouvert un espace aux reven­di­ca­tions de la terre et de la liberté qui avec la démo­cra­tie ont ouvert le Mexique à la moder­nité.
Le 1er jan­vier 1994, le cla­que­ment des fusils de l’EZLN a retenti dans les mon­ta­gnes pour annon­cer une tem­pête et une pro­phé­tie.
C’est au milieu des fêtes, des balles de fusils, de la mort et des révo­lu­tions qu’est née la Nation mexi­caine. Riche de sa variété, le Mexique offre son patri­moine au Monde.
À la suite de cet événement, un groupe de recher­ches, com­posé de cher­cheurs et de mili­tants mexi­cains et fran­çais, a été créé. Il a pour voca­tiond e par­ta­ger et d’appro­fon­dir les connais­san­ces de la réa­lité du Mexique contem­po­rain au tra­vers de ren­contres, de débats, d’actions de soli­da­rité, de col­lo­ques et de publi­ca­tions.
Avec la revue tri­mes­trielle Volcan-Tlalticpac et cette col­lec­tion, nous illus­tre­rons cer­tains aspects de l’iden­tité d’un peuple qui est une com­po­sante de l’Histoire uni­ver­selle. Groupe de recher­ches sur l’actua­lité du Mexique.

Mouvement social en Amérique latine : tome 1, 1987
Contient : La Révolution mexi­caine / J. Laurent. Le Sentier lumi­neux / L. Joly. La Gauche colom­bienne / ano­nyme. Les Racines liber­tai­res du san­di­nisme / CNT Toulouse (1984). Les Anarchiste mexi­cains. Les Anarchistes argen­tins. Les Réductions gua­ra­nis. - Bibliogr. - Auto-impres­sion.

Rendez-les-nous vivants ! Histoire orale des atta­ques contre les étudiants d’Ayotzinapa, Gibler John, 2017
« Le flic est arrivé et il a braqué son gros cali­bre sur ma tête. Il a dû hési­ter : “Je le tue, main­te­nant ?” » Erick Santiago Lopez, 22 ans, étudiant en deuxième année.
La nuit du 26 sep­tem­bre 2014 à Iguala, dans l’État de Guerrero au Mexique, 6 per­son­nes ont été assas­si­nées et 43 étudiants de l’école rurale d’Ayotzinapa ont dis­paru. Au Mexique, où l’État et le nar­co­tra­fic ont fusionné, où plus de 29 000 per­son­nes sont por­tées dis­pa­rues, cette tra­gé­die a été celle de trop. « L’affaire » des 43 étudiants d’Ayotzinapa a réveillé la société mexi­caine dans ses bases les plus pro­fon­des et a sus­cité un élan de soli­da­rité inter­na­tio­nale.
Le gou­ver­ne­ment s’est empressé de répan­dre de faus­ses rumeurs et de conclure l’enquête par des théo­ries aussi fumeu­ses que men­son­gè­res. John Gibler, lui, s’est rendu sur les lieux quel­ques jours après les faits pour com­pren­dre ce qui s’était passé. Pendant près d’un an, il s’est entre­tenu avec les res­ca­pés, les témoins des atta­ques et les parents des dis­pa­rus. Ce livre est fait de leurs voix.

Le Rendez-vous de Vicam, Hocquenghem, Joani (2008)
A l’appel des zapa­tis­tes du Chiapas, du Congrès indi­gène du Mexique et de la com­mu­nauté yaqui de Vicam se sont réunis pour s’écouter et se connaî­tre, du 11 au 14 octo­bre 2007, près de six cents femmes et hommes, délé­gués par soixante-six peu­ples vivant dans douze pays du conti­nent appelé Amérique par ses conqué­rants.
Récits d’humi­lia­tion et d’exploi­ta­tion, de résis­tance et de rébel­lion, toutes d’émotion et de dignité, leurs paro­les ouvrent un chemin d’émancipation.
« Nous sommes ensem­ble pour unir nos forces en un seul cœur pour cons­truire un nou­veau projet de vie pour l’huma­nité contre les pro­jets de mort et de des­truc­tion des pro­gram­mes néo­li­bé­raux capi­ta­lis­tes. [...] C’est l’humble parole de notre Congrès natio­nal indi­gène, espace qui a tou­jours été ouvert à toutes les sœurs et tous les frères d’Amérique et du monde. »

Les Veines ouver­tes de l’Amérique latine, Eduardo GALEANO (2017)
Voici l’his­toire impla­ca­ble du pillage d’un conti­nent. Nous sui­vons, siècle après siècle, et dans le moin­dre détail, la honte du méca­nisme qui a conduit à une dépos­ses­sion rui­nant les nations d’un des espa­ces les plus pro­met­teurs de l’uni­vers.
On ne s’étonnera pas que les mul­ti­na­tio­na­les, mons­tres hybri­des des temps moder­nes, opè­rent avec cohé­sion en cet ensem­ble d’îles soli­tai­res qu’est l’Amérique latine. Chaque pays plie sous le poids conju­gué de ses divi­sions socia­les, de ses armées, de ses poli­ces qui l’enfon­cent dans l’échec poli­tico-économique et une plus pro­fonde misère.
Des forces nou­vel­les se lèvent. Phénomène de grande consé­quence, l’Église, long­temps oppres­sive, reprend la tra­di­tion évangélique des pre­miers âges et devient por­teuse d’espé­rance : elle est réso­lu­ment aux côtés des pau­vres et des per­sé­cu­tés.
Cet ouvrage essen­tiel sur l’exploi­ta­tion de l’homme par l’homme est à l’échelle d’un conti­nent. Ce livre, un grand clas­si­que, est lu et com­menté dans les uni­ver­si­tés nord-amé­ri­cai­nes ; il dénonce le talon d’Achille des États-Unis : l’Amérique cen­trale et du Sud.

En bonus, quel­ques bro­chu­res d’info­kios­ques.net ...

Quelques idées sur le mou­ve­ment zapa­tiste
Ce texte a été publié en mars 2013 en espa­gnol, par La letra armada, un col­lec­tif anti-auto­ri­taire du Mexique, et tra­duit en fran­çais en août 2013. Il s’agit d’une rapide pré­sen­ta­tion du mou­ve­ment zapa­tiste tel qu’il existe de nos jours, et d’une cri­ti­que de l’impli­ca­tion d’anar­chis­tes dans ce mou­ve­ment.

Ces grai­nes qu’ils sèment
SOMMAIRE :
- Fragments d’une lutte
- De la rési­gna­tion à la colère
- Les dames de la can­tine
- Au nom du pair
- Violence(s)
À celles et ceux qui lut­tent, ici et là-bas, ceux qui se lèvent, celles qui vivent debout.
À celles et ceux qui nous ont ouvert leurs portes, et à ceux qui ont foutu le feu à celles du Palacio Nacional.
Ces his­toi­res sont les nôtres. Ce sont les témoi­gna­ges de ce que nous avons vu, en stop, d’une fron­tière à l’autre du Mexique. Ce sont des récits, des fic­tions, des repor­ta­ges, des réflexions. Elles émanent d’un point de vue, le nôtre, de ce que nous avons été capa­bles de voir et de com­pren­dre. Nous sommes cons­cients de leurs limi­tes.
Nous croyons qu’elles méri­tent d’être lues, par­ta­gées, débat­tues. Elles peu­vent être pho­to­co­pillées, modi­fiées, tra­dui­tes, pro­pa­gées. C’est chau­de­ment conseillé.
Désormais, ces his­toi­res sont les vôtres.

Sixième décla­ra­tion de la forêt lacan­done
Voici notre parole simple qui vou­drait arri­ver au cœur des gens comme nous, hum­bles et sim­ples, mais, tout comme nous aussi, rebel­les et dignes. Voici notre parole simple pour raconter le chemin que nous avons par­couru et où nous en sommes aujourd’hui ; pour expli­quer com­ment nous voyons le monde et notre pays ; pour dire ce que nous pen­sons faire et com­ment nous pen­sons le faire, et pour invi­ter d’autres à faire le chemin avec nous dans quel­que chose de très grand qui s’appelle le Mexique et dans quel­que chose de plus grand encore que l’on nomme le monde. Voici notre parole simple pour faire savoir à tous les cœurs hon­nê­tes et nobles ce que nous vou­lons au Mexique et dans le monde. Voici notre parole simple, parce que c’est notre volonté d’appe­ler ceux qui sont comme nous et de nous unir à eux, par­tout où ils vivent et où ils lut­tent.
(...)


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