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En bref

vendredi 23 janvier 2004


- Ça y est les sol­des ont com­mencé. Dans les ser­vi­ces publics, on brade à tours de bras. L’éducation n’y échappe pas. La nou­velle carte sco­laire est tom­bée : près de 700 pos­tes en moins sur l’aca­dé­mie de Lille, la plus tou­chée. Cette vague de sup­pres­sions fait suite à cel­les des sur­veillant-e-s et emploi-jeu­nes, qui a aug­menté la pénu­rie des per­son­nels d’enca­dre­ment tout en ren­for­çant encore la pré­ca­ri­sa­tion au sein de l’école avec les assis­tant-e-s d’éducation. Ça mérite bien une grève : tous ven­dredi 30 jan­vier, 13h30 à République.

- Tous voi­les dehors et les bar­bus à côté. Samedi 17 jan­vier, c’était la grande jour­née pour la défense du voile lan­cée par le PMF. 3000 per­son­nes à Lille dont une très large majo­rité de fem­mes voi­lées enca­drées par des mecs au ser­vice d’ordre. En gros, la défense de la liberté mais sur­veillée. Contre l’oppres­sion patriar­cale et reli­gieuse, la liberté à corps et à cris.

- Les éducateurs/tri­ces ne sont pas des indics de la police ! Vendredi 16 jan­vier, envi­ron 800 éducateurs/tri­ces, venu-e-s de toute la France ont mani­festé à Chambéry. En effet, à l’ini­tia­tive de cer­tai­nes muni­ci­pa­li­tés (Arras, Angoulême, Orléans, Chambéry...) il est imposé aux tra­vailleur/se-s sociaux de "par­ta­ger l’infor­ma­tion" avec les com­mis­sa­riats, les bailleurs sociaux, les trans­por­teurs... dans le cadre des contrats locaux de sécu­rité. Ce fli­cage ins­ti­tu­tion­na­lisé serait en passe aujourd’hui d’être lar­ge­ment étendu.

- N’est pas Papon qui veut. La enième demande de libé­ra­tion pour rai­son de santé a été refu­sée à Nathalie Ménigon, pri­son­nière d’Action Directe incar­cé­rée à Bapaume depuis 17 ans, et vic­time d’acci­dents vas­cu­lai­res céré­braux régu­liers.

- Italie : Après que plu­sieurs digni­tai­res capi­ta­lis­tes aient reçu des colis pié­gés, la presse bour­geoise hurle au loup contre les " anar­chis­tes insur­rec­tion­nels ". La police a déjà exhibé les cou­pa­bles : une mys­té­rieuse "Fédération Anarchiste Informelle". Groupuscule réel ou mon­tage des ser­vi­ces secrets ita­liens, cette "orga­ni­sa­tion" a le même sigle que la bien réelle et active Fédération Anarchiste Italienne ! La chasse aux anars est ouverte.

- Grève géné­rale, mais cha­cun-e son tour. Après avoir enca­dré la défaite du mou­ve­ment social du prin­temps 2003 et face aux atta­ques gou­ver­ne­men­ta­les et patro­na­les contre les ser­vi­ces publics et le droit de grève, les cen­tra­les syn­di­ca­les réa­gis­sent. Promis, tout le monde gueu­lera, mais cha­cun-e dans son coin. EDF sera en grève le 20 jan­vier, le rail le 21, la santé le 22… le tout conclu par une jour­née d’action des ser­vi­ces publics le 30, où seule l’éducation appelle à la grève.

- Grève sau­vage en Italie. Fin décem­bre, dans le trans­port aérien à Rome et Milan,et dans les tram­ways mila­nais on a assisté à des actions de grève et de blo­cage mal­gré l’inter­dic­tion de la "com­mis­sion de sur­veillance". A la déré­gle­men­ta­tion du tra­vail et à l’insé­cu­rité sociale, les sala­rié-e-s ita­lien-ne-s répon­dent sur le même ton aux patrons et à l’Etat. Inspirons-nous de l’Italie, guerre de classe sans préa­vis jusqu’à dis­pa­ri­tion du capi­tal et de l’Etat !

- La dou­ble peine existe encore. Détenu à Maubeuge, Yussuf a pris deux ans fer­mes pour défaut de papiers. Vivant en France depuis plus de 30 ans et père d’un enfant fran­çais de 12 ans, il est également concu­bin d’une fran­çaise. Malgré cela, l’admi­nis­tra­tion péni­ten­tiaire fait pres­sion sur lui pour qu’il accepte d’être expulsé à sa sor­tie de pri­son.


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