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Débranchons la Françafrique ! *Apero-GDALE/CGA*

mercredi 16 juin 2010 (19 h 30)


La saison des apéro-débats du Groupe d’Anarchistes de Lille et Environs (GDALE) se termine le mercredi 16 juin prochain au Centre culturel libertaire (situé 4 rue de Colmar à Lille) et ce à partir de 19h30.

A cette occasion, nous proposerons une discussion autour de la Françafrique que nous introduirons par la projection du film Niger : la bataille de l’Uranium de Nahan Siby (47 minutes). Rappelons que le 25e sommet Afrique-France se tenait à Nice du 31 mai au 2 juin dernier, réunissant à cette occasion des chefs d’États venus de toute l’Afrique (dont les dictateurs Sassou Nguesso (République du Congo), Ali Bongo (Gabon) et Idriss Déby (Tchad)) ainsi que 200 membres du patronat français et africain venus renforcer les liens de "coopération business" qui unissent l’hexagone au continent africain.

Les apéros du GDALE fonctionnent toujours selon le principe de l’auberge espagnole, alors n’hésitez pas à ramener de quoi (partager à) manger. Venez nombreu-ses-x !

Qu’est ce que la Françafrique ?

L’expression "France-Afrique" a été utilisée pour la première fois en 1955 par l’ancien président de la Côte d’Ivoire Félix Houphouët-Boigny pour évoquer les relations particulières entre la France et ses anciennes colonies africaines. Bien que la décolonisation date des années 1960, la France a toujours maintenu d’étroites relations, à la fois politique et économique, avec ses anciennes colonies.

L’évolution sémantique vers le terme de "Françafrique" revient à François-Xavier Verschave. Journaliste économique, il a voulu désigner par ce terme les réseaux souterrains qui unissent la France à l’Afrique. Dans son livre intitulé "La Françafrique, le plus long scandale de la République", il définit la Françafrique comme ""une nébuleuse d’acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisé sur l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’Aide publique au développement. La logique de cette ponction est d’interdire l’initiative hors du cercle des initiés. Le système autodégradant se recycle dans la criminalisation. Il est naturellement hostile à la démocratie"".