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Le Sens du vent

Banks, Iain M.

(2006)

(XVI Litterature) --> étagère XVI Aa — Littérature : science-fiction

Banks, Iain M. — Le Sens du vent / trad. Bernard Sigaud. — Livre de poche, 2006. — 505 p.

Titre Original : Look to windward ; partie du « Cycle de la Culture » [tome 7 sur 12 ?]. — ISBN 978-225311318-8

Sur l’orbitale Masaq’ s’est réfugié Ziller, un compositeur chelgrien dont le peuple a été récemment vaincu par la Culture, cette société galactique tolérante, anarchiste, cynique et par-dessus tout hédoniste. Ziller, le plus fameux musicien de son temps, a fui les mondes chelgriens pour des raisons politiques : il ne supportait plus le système de castes de sa patrie, raison même du conflit entre Chelgria et la Culture. Il compose, à la demande de Masaq’, un opéra symphonique en souvenir d’une guerre ancienne entre la Culture et les Idirans durant laquelle ces derniers ont fait exploser des étoiles huit cents ans auparavant. La symphonie de Ziller doit être jouée au moment précis où la lumière fulgurante de ces nova atteindra Masaq’. Un émissaire chelgrien, Quilan, est envoyé sur l’orbitale pour tenter de convaincre Ziller de revenir dans sa patrie. C’est la partie officielle de sa mission. L’autre est plus ténébreuse.

Comme toujours avec Iain M. Banks, le plus brillant des auteurs anglais [écossais] de sa génération, les choses ne sont pas ce qu’elles semblent et il convient de prendre le sens du vent.

Un nouveau volet du cycle de la Culture, qui a renouvelé la science-fiction.


Résumé :
Ce cinquième volume serait le dernier (?) du cycle de la "Culture" de Iain M. Banks. Une fois de plus la Culture, société hédoniste, libertaire et anarchiste vieille de 9 000 ans et gérée par les intelligences artificielles, va être mise à l’épreuve par son créateur qui a l’habitude de la confronter avec l’étranger pour toujours analyser son rôle et son identité. Puissance colonisatrice d’un genre intellectuel (persuadée d’être le modèle social parfait, la Culture pratique chez les autres une forme d’ingérence éthique) est secrètement et indirectement menacée, voire mise en perspective via cette fois un personnage de musicien, métaphore double de la marge sociale et de l’art, lequel est un des piliers de la société culturienne. Le compositeur, Chelgrien émigré Mahrai Ziller, et le concert qu’il doit donner se retrouvent en effet le point nodal de desseins criminels et religieux issus de sa planète d’origine. Quoique manichéenne à souhait, l’idée est excellente, puisque décalée des schémas de pensée traditionnels en littérature de genre. C’est tout le charme de Banks. Mais voilà, son traitement n’est peut-être pas à la hauteur de l’ambition… On reprochera en effet au Sens du vent, la lenteur de l’intrigue, traversée par des tunnels de dialogues, ainsi que l’usage de procédés narratifs à la limite de la "puérilité" (c’est Lorris Murail qui ose ce mot à propos de Banks dans le Guide totem de la science- fiction et la résolution de ce cinquième opus ne le contredit, hélas, guère). Alors pourquoi lire Banks ? De fait, l’intérêt est ailleurs que dans l’intrigue et on ne peut pas lui dénier un sens très fort de l’exotisme et du merveilleux, une imagination ori[…]



 
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