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La Fiat aux mains des ouvriers : l’automne chaud de 1969 à Turin

Giachetti, Diego ; Scavino, Marco

(2005)

(XIII L - GIA) --> étagère XIII L — Portugal ; Grèce ; Italie

Giachetti, Diego ; Scavino, Marco. — La Fiat aux mains des ouvriers : l’automne chaud de 1969 à Turin. — Paris : les Nuits rouges, 2005. — 305 p. : ill. ; 20 cm. — (Les Nuits rouges ; 22).

Trad. de : La Fiat in mano agli operai : l’autunno caldo del 1969. — Notes bibliogr. — Impr. France-Quercy (Cahors). — ISBN 2-913112-25-0.

Si le Mai-1968 français est emblématique du mouvement contestataire de la fin des années 1960, c’est en Italie qu’il a pris la plus grande ampleur, démarrant dès mars 1968 pour ne s’achever qu’une dizaine d’années plus tard. Mais le vrai coup d’envoi de ce « Mai rampant » sera donné, à l’automne 1969, avec les grèves de la Fiat-Mirafiori, à Turin, la plus grande usine d’Europe.

Au contact d’étudiants et de militants qui refusaient le réformisme du Parti communiste italien – tel Adriano Sofri, futur fondateur de Lotta Continua –, les O.S., fraîchement importés du Sud de l’Italie, vont inventer des formes de lutte vigoureuses, bloquant ou sabotant la production, forçant les chefs à défiler avec eux dans les ateliers, et radicalisant, contre leur gré, les syndicats. Outre cette critique pratique du travail, ces ouvriers auront eu aussi le mérite de sortir de l’usine pour impulser un vaste mouvement d’insubordination qui touchera toute la région, les autres usines et les collèges, marqué notamment par l’« autoréduction » des prix et des loyers. Comme le disait un des ouvriers, « j’ai finalement découvert que nous ne luttions pas seulement contre le patron mais contre tout ».



Pour la rédaction de ce livre, nous avons utilisé des documents d’origines diverses : tracts et documents, la plupart ronéotés ; articles des quotidiens ou des hebdomadaires (politiques ou d’information) ; témoignages, notes, mémoires des acteurs, la plupart inédits. La majeure partie de ces matériaux provient des archives de la Fondation Vera-Nocentini, à l’institut piémontais Antonio-Gramsci, et du centre d’études Piero-Gobetti de Turin, qui détient aussi les droits des photos du livre. Les entretiens que nous avons eu de manière informelle et occasionnelle avec Gianni Alasia, Mario Dalmaviva, Liliana Lanzardo, Rocco Papandrea et Vittorio Rieser nous ont été précieux. Enfin, des remerciements particuliers vont aux camarades de Mouvement Communiste, de Paris, qui ont établi la version française de notre livre.

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