« Lasses d’être le jouet de nos infâmes exploiteurs et de nos vils époux, nous avons décidé de faire entendre notre voix et d’exiger notre part de plaisir au banquet de la vie. Et comme nous ne voulions dépendre de personne, nous avons nous-mêmes brandi l’étendard rouge et sommes parties au combat… sans dieu ni maître. »
Publié à Buenos Aires en 1896, La Voz de la Mujer est le premier journal anarchiste féministe. Dans ses pages, ses rédactrices proposent de fournir aux femmes prolétaires les outils, théoriques et pratiques, nécessaires à leur émancipation. Partisanes de l’amour libre et de la propagande par le fait, elles y expriment leur volonté d’en finir, par tous les moyens, avec l’oppression, qu’elle soit religieuse, capitaliste ou patriarcale.
Préface / Hélène Finet
Textes choisis
— Ce que nous voulons
— Avis de parution !
— Déterminées et sur la brèche
— Aux femmes / Maria Munoz
— A toutes les prolétaires
— A toi / Tulio el Burgués
— De femmes à femmes / Pepita Gherra
— Luttons ! / Pepita Gherra
— La plus grandes des conquêtes / Soledad Gustavo
— Pourquoi sommes-nous partisanes de l’amour libre ? / Carmen Lareva
Poèmes
— Salut à vous ! / Josefa M.R. Martínez
— Le cri du peuple / Pepita Gherra