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Sans-papiers : tou-te-s à paris le 5 avril !

jeudi 27 mars 2008


Le samedi 5 avril a lieu une mobi­li­sa­tion natio­nale au nom du col­lec­tif Uni-e-s Contre l’Immigration Jetable.

Dans ce cadre nous orga­ni­sons avec divers grou­pes de Lille un départ com­mun en bus pour la manif à Paris. Si vous êtes inté­ressé-e-s pour vous join­dre à nous (pré­cai­res & cie 5 euros / les autres 10 euros) et réser­ver une ou des pla­ces dans le bus, fai­tes-le nous savoir en répon­dant à ce mes­sage !

Vous trou­ve­rez en pièce jointe le tract que le Groupe D’Anarchistes de Lille et Environs cosi­gne avec d’autres orgas liber­tai­res à cette occa­sion.

Même que vous pou­vez l’impri­mer, le pho­to­co­pier et le don­ner à tou-te-s vos ami-e-s ! Et pareil pour l’affi­che !

Et tou­jours à ce sujet, l’apéro GDALE du 2 avril évoquera le livre "Politiques Migratoires. Grandes et Petites Manoeuvres"...

Liberté de Circulation et d’Installation !

Abolition des Frontières !

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Contre la Chasse aux sans papiers
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affihe 5 avril

Contre la chasse aux sans-papiers - Liberté de circulation et d’installation

Sans-papiers Ce terme dési­gne les per­son­nes qui n’ont admi­nis­tra­ti­ve­ment pas le droit de séjour­ner sur le ter­ri­toire fran­çais. Ce défaut de papiers les prive d’un accès légal au loge­ment, et rend l’accès aux ser­vi­ces sociaux et de santé par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­cile, voire impos­si­ble.

Il les prive également d’un accès à un tra­vail assorti des pro­tec­tions léga­les pas encore déman­te­lées par l’alliance MEDEF-gou­ver­ne­ment. Les sans-papiers, hom­mes et fem­mes gar­dent cepen­dant le « _droit_ » de tra­vailler dans des condi­tions de pré­ca­rité et d’exploi­ta­tion bien supé­rieu­res à cel­les des tra­vailleurs et tra­vailleu­ses léga­le­ment exploité-e-s, et pour un salaire bien infé­rieur.

Chaque jour, avec la chasse aux sans-papiers, ils et elles vivent dans la peur du contrôle poli­cier qui conduit très sou­vent à l’enfer­me­ment en camp de réten­tion et sou­vent à l’expul­sion, à la sépa­ra­tion des famil­les.

Malgré la répres­sion et une pré­ca­rité quo­ti­dienne, par­tout des sans-papiers, hom­mes et fem­mes s’orga­ni­sent et lut­tent pour avoir le droit de vivre nor­ma­le­ment (col­lec­tifs, grè­ves sur les lieux de tra­vail, mou­ve­ment dans les écoles, grè­ves de la faim dans les cen­tres de réten­tion etc.).

Les poli­ti­ques de gau­che comme de droite se sont lar­ge­ment réap­pro­priés les dis­cours racis­tes bran­dis par Le Pen et les ont mis en pra­ti­que. Des char­ters de Jospin au kar­cher de Sarkozy, nos gou­ver­nants ont tou­jours pré­senté les immi­gré-es, qu’ils-elles soient sans-papiers ou non, comme des délin­quants, comme la cause du chô­mage et comme les res­pon­sa­bles des désor­dres. L’iden­tité natio­nale, cons­truc­tion poli­ti­que dans laquelle nous refu­sons de nous iden­ti­fier, a désor­mais son minis­tère et est pré­sen­tée comme mena­cée par la « défer­lante » des « flux migra­toi­res » qui cha­que jour ren­draient la France plus dan­ge­reuse.

Pourtant, ce qui conduit des mil­liers de per­son­nes à quit­ter leur pays, leurs famil­les, leurs ami-e-s pour deve­nir sans-papiers, c’est sou­vent la misère, les iné­ga­li­tés socia­les, les per­sé­cu­tions et les conflits armés géné­rés par les clas­ses domi­nan­tes du Nord et du Sud.

Malgré les objec­tifs chif­frés d’expul­sions, le nom­bre de per­son­nes sans papiers res­tera élevé. On ne tue pas comme cela la poule aux oeufs d’or ! En effet, le patro­nat uti­lise des sans-papiers, hom­mes et fem­mes payés au rabais et sans aucune pro­tec­tion. La déci­sion de pri­ver des per­son­nes de papiers comme le main­tien d’un taux mini­mal de chô­mage, per­met de gar­der une pres­sion sur l’ensem­ble des tra­vailleur-euse-s et de garan­tir les pro­fits de sec­teurs entiers de l’économie.

De plus, les dif­fé­ren­ces de sta­tuts, asso­ciées à un dis­cours xéno­phobe divi­sent les tra­vailleur-euse-s entre eux, pour les empê­cher de se bat­tre ensem­ble contre leurs exploi­teurs. Les sans-papiers, hom­mes et fem­mes exis­tent parce qu’ils et elles ont une uti­lité économique pour le capi­ta­lisme. Si nous lut­tons aux côtés des sans-papiers, hom­mes et fem­mes, pour leur régu­la­ri­sa­tion ce n’est pas par cha­rité. C’est parce qu’avec ou sans papiers, nous subis­sons tous et tou­tes la même exploi­ta­tion. C’est parce que nous consi­dé­rons que cha­cun et cha­cune doit avoir le droit de cir­cu­ler libre­ment comme bon lui plaît. C’est parce que, dans notre concep­tion du monde, les fron­tiè­res n’ont pas lieu d’être. C’est parce que nous vou­lons détruire l’Etat qui nous consi­dé­rera tou­jours comme des numé­ros. C’est par ce que nous vou­lons chan­ger ce monde qui méprise tant la vie humaine.

Liberté de circulation et d’installation Régularisation de tous les sans-papiers, hommes et femmes Arrêt immédiat des expulsions et retour des expulsé-e-s Égalité des droits Abrogation de toutes les lois spéciales pour étranger-ère-s Libération de tous les sans-papiers, hommes et femmes et fermeture des centres de rétention et des “zones d’attente” Solidarité internationale avec et entre tous les sans-papiers, hommes et femmes

Organisations signa­tai­res : Alternative Libertaire, Coordination des Groupes Anarchistes, Fédération Anarchiste, Groupe D’Anarchistes de Lille et Environs, No Pasaran, Offensive Libertaire et Sociale, Organisation Communiste Libertaire

Documents joints


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