<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>&lt;b&gt;Lille&lt;/b&gt;:alternataire, le site du CCL</title>
	<link>https://lille.cybertaria.org/</link>
	<description>&lt;p&gt;Lille bouge, fr&#233;mit m&#234;me r&#233;guli&#232;rement. Vous pouvez suivre, sur ce portail, la vie libertaire r&#233;gionale et lilloise par l'&lt;a href='https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique12' class=&#034;spip_in&#034;&gt;agenda&lt;/a&gt; et le &lt;a href='https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique11' class=&#034;spip_in&#034;&gt;CCL ou Centre culturel libertaire&lt;/a&gt;, par exemple. D'autres rubriques sont h&#233;berg&#233;es.&lt;br class='manualbr' /&gt;D'autres pages ont &#233;t&#233; h&#233;berg&#233;es ici : ainsi &lt;a href='https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique4' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;L'&#201;cho des sans-voix&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; du Collectif des sans (attention &#224; son r&#233;veil toujours possible !-, &lt;a href='https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique63' class=&#034;spip_in&#034;&gt;(Basta&lt;/i&gt; (fanzine f&#233;ministe non-mixte)&lt;/a&gt;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez vous abonner &#224; la &lt;a href=&#034;https://listes.lautre.net/cgi-bin/mailman/listinfo/com.ccl59&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lettre d'information&lt;/a&gt; du CCL (hebdomadaire).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>



	



	<item>
		<title>Police, justice (?), arm&#233;e</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article33</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lille.cybertaria.org/spip.php?article33</guid>
		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7">03, printemps 2001</category>


		<description>&lt;p&gt;&#233;crit par Anne, &#201;tienne, Manu, Nico, Pierred&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;03, printemps 2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#199;a y est ! La croissance repart, entrainant une hausse du pouvoir d'achat et une baisse des chiffres du ch&#244;mage. D'ailleurs, ce n'est pas un scoop, les m&#233;dias ne cessent de nous rappeler les bons r&#233;sultats du gouvernement en mati&#232;re d'emploi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourtant, parler de baisse des chiffres du ch&#244;mage ne veut rien dire. Ces r&#233;sultats, qu'on mart&#232;le &#224; longueur de journ&#233;e, ne prennent pas en compte une multitude de situations : les stagiaires, les ch&#244;meurs ray&#233;s des listes et beaucoup d'autres qui ne rentrent pas dans les chiffres officiels. par ailleurs, sortir du ch&#244;mage ne signifie pas sortir de la pr&#233;carit&#233;. Combien de situations dites de salariat ne sont en r&#233;alit&#233; que des caches-mis&#232;re (int&#233;rim, formation, emplois-jeunes de Mme Aubry...). Et si le gouvernement d&#233;cidait qu'&#224; partir d'une heure de travail par semaine on n'est plus ch&#244;meur ? Apr&#232;s tout, c'est en partie comme &#231;a qu'aux &#201;tats-Unis on est arriv&#233; &#224; 4 % de ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le voit, les chiffres ne sont pas des donn&#233;es scientifiques, comme le laissent insidieusement croire les m&#233;dias. Un chiffre est le produit d'une d&#233;finition : choisir sa d&#233;finition, c'est choisir ses r&#233;sultats. De la m&#234;me mani&#232;re, le choix des mots influence notre perception de la r&#233;alit&#233;. Par exemple, depuis le drame de Douvres o&#249; 58 &#171; clandestins &#187; ont trouv&#233; la mort, on retrouve le terme &#171; clandestin &#187; plut&#244;t que &#171; sans-papiers &#187;. Cette substitution n'est pas innocente, de m&#234;me que le glissement de l'expression &#171; quartier en difficult&#233; &#187; &#224; celle de &#171; quartier difficile &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ces diff&#233;rentes manipulations s&#233;mantiques et statistiques, l'action de l'&#201;tat peut se limiter &#224; la simple &#171; gestion de dossiers &#187;. Un quartier en difficult&#233; n&#233;cessite une prise de position politique ; quand il devient quartier difficile, il ne reste plus qu'&#224; envoyer la police. S'attaquer uniquement aux cons&#233;quences du probl&#232;me &#233;vite de parler de ses causes (mis&#232;re sociale, &#233;conomique, culturelle...). La victime du dysfonctionnement du syst&#232;me - pr&#233;sent&#233; pourtant comme n'ayant pas d'alternative - devient alors l'ennemi &#224; combattre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat se d&#233;sengage du politique, sa principale raison d'&#234;tre. Ce d&#233;sengagement est flagrant dans la prise de position du gouvernement par rapport &#224; l'offensive antisociale du MEDEF (sur la question des salaires, de l'indemnisation et la &#171; gestion &#187; du ch&#244;mage et des retraites) qui consiste &#224; renvoyer dos &#224; dos les organisations patronales et syndicales sous couvert de paritarisme. Le champ de l'action politique se r&#233;duit donc de plus en plus, laissant les lois du march&#233; organiser la soci&#233;t&#233;. L'&#201;tat ne conserve plus que quelques t&#226;ches &#233;l&#233;mentaires : police, justice (?), arm&#233;e. Pourtant la politique reste toujours affaire de sp&#233;cialistes et le gouvernement n'a de comptes &#224; rendre &#224; personne. Ceux qui se risquent &#224; faire entendre leur voix ailleurs que dans les urnes ne trouvent pour seul interlocuteur que la police. Or l'exemple du &#171; syndrome vigipirate&#8482; &#187; prouve que le d&#233;ploiement massif des forces de l'ordre provoque un ph&#233;nom&#232;ne d'accoutumance : qui est choqu&#233; aujourd'hui par la pr&#233;sence de militaires arm&#233;s dans les gares ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'ue l'on appelle la logique s&#233;curitaire, ou si vous pr&#233;f&#233;rez, l'&#201;tat policier. On commence par dire qu'il ya des menaces, et on les identifie. &#192; l'int&#233;rieur de nos fronti&#232;res, la menace vient de &#171; quartiers difficiles &#187;, de manifestants, ou des nombreux m&#233;contentements qu'il faut canaliser. &#192; l'ext&#233;rieur, c'est le Sud, qui n'attend qu'une chose : prendre nos emplois et manger notre pain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement la police est l&#224; ! Elle se montre, on la voit, on la craint : c'est de la pr&#233;vention. Mais elle agit aussi. Elle fiche, elle arr&#234;te, elle expulse : c'est de la r&#233;pression. Les m&#233;thodes les plus scandaleuses qu'elle utilise, commun&#233;ment appel&#233;es &#171; bavures &#187; &#187;, sont la plupart du temps pass&#233;es sous silence. La police est la r&#233;ponse &#224; tous les maux. Le d&#233;bat se r&#233;duit &#224; une simple question : plus de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne rien faire, c'est laisser croire que l'on accepte.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne, &#201;tienne, Manu, Nico, Pierred&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>T'as vu la gueule de la bavure ?</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article34</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lille.cybertaria.org/spip.php?article34</guid>
		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7">03, printemps 2001</category>


		<description>&lt;p&gt;&#233;crit par Lucie, Manu, Nico&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;03, printemps 2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 24 mars 2000, &#224; 16 h 45 : dans un &#171; quartier difficile &#187; de Lille, une brigade de la B.A.C. interpelle 3 mineurs pour une histoire de cyclomoteur vol&#233;. Le nom du jeune Isma&#239;l ne leur est pas inconnu. Trois ans plus t&#244;t, au cours de l'interpellation d'un autre membre de cette famille, la m&#232;re s'&#233;tait fait &#171; bousculer &#187;, ce qui avait provoqu&#233; des &#233;meutes dans le quartier...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les 3 mineurs sont menott&#233;s, et selon des t&#233;moins, Isma&#239;l est frapp&#233; par les agents. Son grand fr&#232;re, Mourad, arrive alors sur les lieux de l'interpellation : une discussion vive l'oppose &#224; la police. Des dizaines de jeunes s'attroupent et prennent &#224; partie les agents qui d&#233;cident de se retirer. Les t&#233;moignages divergent alors : est-ce que le policier tr&#233;buche sur une barri&#232;re, re&#231;oit-il un coup de poing au visage ? Toujours est-il qu'il se retrouve &#224; terre, rou&#233; de coups par le groupe. Il tombe dans un coma qui durera trois jours. Des t&#233;moins accusent Mourad d'avoir port&#233; le premier coup (qui de toute fa&#231;on n'est pas celui qui a provoqu&#233; le coma). Se sachant mis en cause, il se pr&#233;sente deux jours plus tard au commissariat et est plac&#233; en d&#233;tention pr&#233;ventive. C'est sans doute le coupable id&#233;al, puisque le seul identifiable par les policiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 avril 2000 &#224; minuit : dans un autre quartier, 2 agents de la brigade canine interviennent suite &#224; un appel pour vol de voiture. Dans le v&#233;hicule, Farid et Riad. Ce dernier f&#234;te son embauche comme employ&#233; &#224; la ville de Lille. Farid, sur le si&#232;ge conducteur, se laisse sortir sans r&#233;sistance et est menott&#233;. Les agents de police maitrisent alors la situation, tout se passe dans le calme, presque en situation d'exercice. Et pourtant, l'un des agents a son arme braqu&#233;e sur le passager. Riad est toujours assis dans la voiture. Celui-ci fait un geste de trop. Le coup part, Riad est touch&#233; &#224; la nuque et meurt sur le coup. Lors d'un exercice de tir dans les &#233;coles de police, le maximum de points est obtenu lorsqu'on atteint les organes vitaux... Comme &#224; chaque &#171; bavure &#187;, les autorit&#233;s ont beaucoup de mal &#224; faire admettre qu'il faut laisser la justice faire son travail. Mourad est toujours en prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Manoka, la justice est faite le 22 avril 2000. Les faits sont simples ; l'interpellation qui lui a cout&#233; la vie deux ans plus t&#244;t s'est faite selon les r&#232;gles de proc&#233;dure. Ce jour-l&#224;, Manoka, mari&#233; et p&#232;re d'un enfant, accroche un r&#233;troviseur et faisant du roller. S'ensuit une rapide dispute avec l'automobiliste et Manoka continue son trajet. L'automobiliste en question est retrait&#233; de la police. On appelle ses anciens coll&#232;gues qui se lancent &#224; la recherche de Manoka. Deux gardiens de la paix le retrouvent, il reconnait les faits, accepte de remplir un constat, mais refuse de les suivre dans leur v&#233;hicule. Deux &#233;quipes de la BAC arrivent en renfort. Manoka est alors plaqu&#233; au sol par 5 agents qui tentent de le menotter... Il ne se rel&#232;vera pas : Manoka meurt au commissariat d'un &#171; processus asphyxique du &#224; une contrainte thoraxique &#187;. Rappelons qu'il &#233;tait boxeur de haut niveau et donc en tr&#232;s bonne condition physique. Les 5 fonctionnaires trop z&#233;l&#233;s seront inculp&#233;s d'homicide involontaire et de non-assistance &#224; personne en danger. Trois d'entre-eux obtiennent un non-lieu, les deux autres seront condamn&#233;s &#224; quelques mois de prison avec sursis. Ce qui signifie qu'ils peuvent toujours patrouiller et contr&#244;ler Mourad. Du moins, le jour o&#249; il sortira, car il est alors toujours incarc&#233;r&#233;. Il attendra le 25 janvier 2001 pour qu'un jugement soit rendu qui le condamne &#224; 2 ans de prison, fermes cette fois-ci. Preuve accablante de sa culpabilit&#233;, des traces de sang sur ses baskets. On a peu parl&#233; des traces de sang de son petit fr&#232;re retrouv&#233;es &#233;galement sous sa semelle et qui semblent pourtant attester des coups qu'il aurait re&#231;us au cours de l'interpellation. Pas beaucoup plus du fait que le sang du policier tabass&#233; se r&#233;pandait sur la chauss&#233;e. Si le sang r&#233;pandu par un tabassage collectif constitue une preuve &#224; charge d'un individu pr&#233;sent sur les lieux, gageons que les traces de sang sur les mains de l'assassin de Riad permettront que la justice soit rapidement faite dans cette affaire &#233;galement. Riad ne sera pas l&#224; pour t&#233;moigner ; quant &#224; l'agent des forces de l'ordre inculp&#233;, il est actuellement en libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les faits parlent d'eux-m&#234;me. Rappelons pourtant que l'ins&#233;curit&#233; devenu enjeu &#233;lectoral de premier plan, commence d'abord par l'impunit&#233; pour les assassins en uniforme. Que les r&#233;elles zones de non-droit dans notre r&#233;publique sont d'abord les commissariats et les tribunaux. Nous n'avons &#233;voqu&#233; ici que trois cas gravissimes et locaux. La liste est longue, les affaires souvent &#233;touff&#233;es, les syndicats de policiers soutiennent syst&#233;matiquement les agents inculp&#233;s. La justice ne condamne jamais les bavures comme des crimes. Cela remettrait sans doute trop en cause les pratiques courantes d'une police par essence violente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lucie, Manu, Nico&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Nord-Sud : le temps des colonies</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article35</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lille.cybertaria.org/spip.php?article35</guid>
		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7">03, printemps 2001</category>


		<description>&lt;p&gt;&#233;crit par Jan&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;03, printemps 2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On ne peut comprendre la situation des sans-papiers sans s'attarder sur la nature des relations entre la France et ses &#171; ex- &#187; colonies, dont est issue la majorit&#233; des membres du CSP de Lille : &#233;changes amicaux dans la plupart des m&#233;dias, asservissement implacable dans la r&#233;alit&#233;. On a sans doute rarement vu un tel foss&#233; entre la gravit&#233; scandaleuse d'une situation r&#233;elle et les repr&#233;sentations que s'en fait l'opinion publique par le biais des m&#233;dias. Jamais il n'y a eu aussi peu de r&#233;actions et de prises de responsabilit&#233; dans la population.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Afrique noire est la r&#233;gion la plus embl&#233;matique &#224; ce sujet : l'&#201;tat fran&#231;ais continue le pillage, sans la relative responsabilit&#233; administrative et symbolique (dans l'opinion publique) qui lui incombait en tant que puissance coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la d&#233;colonisation, la France a pu roder une s&#233;rie de pratiques qui lui ont permis de garder intacte son h&#233;g&#233;monie :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mise en place de gouvernements fantoches aux ordres de la France, apr&#232;s des &#233;lections le plus souvent truqu&#233;es - les m&#233;dias et les politiques appelleront &#171; dictateur &#187; un dictateur comme Kabila au Congo ex-Za&#239;re, ils appelleront &#171; ami de la France et d&#233;mocrate &#187; un dictateur comme Mobutu&#8230; ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;pression, assassinats massifs des quelques dirigeants ind&#233;pendants et des groupes sociaux les appuyant ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; tactique du &#171; diviser pour mieux r&#233;gner &#187;, h&#233;rit&#233; du colonialisme, qui avec la mis&#232;re est cause des d&#233;chirements fratricides qui &#233;maillent le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le soutien &#224; une classe d'hommes politiques corrompus, le client&#233;lisme ne suffisant plus, des bataillons fran&#231;ais peuvent &#234;tre mobilis&#233;s directement - celui d'Abidjan est r&#233;guli&#232;rement utilis&#233; quand les &#171; int&#233;r&#234;ts &#187; de la France sont en jeu. Mais en Afrique, rien de ce qui peut pr&#233;senter de l'int&#233;r&#234;t, rien surtout de ce qui peut en ramener n'appartient au peuple africain. Beaucoup est fran&#231;ais. En 1994 l'op&#233;ration Turquoise &#171; en faveur de la paix &#187; servira &#224; prot&#233;ger la junte hutu, g&#233;nocidaire et pro-fran&#231;aise. Des mercenaires comme Bob Denard aux Comores sont r&#233;guli&#232;rement utilis&#233;s par la France (jamais officiellement, bien entendu) en tant que garde rapproch&#233;e des dictateurs - supprimant ces derniers au besoin. On retrouve toute une s&#233;rie d'anciens de Saint-Cyr &#224; ces postes, qui passent ais&#233;ment des services secrets au service d'ordre du FN et ont des liens tr&#232;s &#233;troits avec des Mitterand (p&#232;re et fils), des Chirac, des Pasqua&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans les trente derni&#232;res ann&#233;es, s'est mis en place un nouveau mode d'asservissement, purement financier, plus l&#233;gal au regard du &#034; droit &#034;. Au milieu des ann&#233;es 70, la crise &#233;conomique provoque un gonflement des march&#233;s financiers. Les banques priv&#233;es ou d'&#201;tat voient le tiers-monde comme le client id&#233;al pour des pr&#234;ts : ses dirigeants sont dociles et ont besoin d'argent. On leur pr&#234;te donc des sommes &#224; des taux allant de 15 &#224; 40 % : d'ann&#233;e en ann&#233;e, les int&#233;r&#234;ts de la dette s'accumulent, le secteur productif national s'engage totalement pour le remboursement, le pays est &#224; la merci des banques occidentales, mais il est alors quasiment en faillite, et on lui conc&#232;de d'autres pr&#234;ts en &#233;change d'un droit de regard encore plus intime sur la politique int&#233;rieure. La spirale est infernale. Entre 1980 et 1996, l'Afrique sub-saharienne a pay&#233; en int&#233;r&#234;ts plus du double de ce qu'elle a emprunt&#233; durant cette p&#233;riode, sa dette a &#233;t&#233; multipli&#233;e par trois. Parfois pourtant, nos m&#233;dias annoncent &#224; grand fracas un projet de r&#233;duction du poids de la dette, on supprime donc une partie de la dette &#171; irr&#233;couvrable &#187;. Bien sur jamais plus de 10 % de la dette totale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elf, Bouygues, Bollor&#233; en Afrique, Total en Birmanie, prosp&#232;rent sur le dos des populations, car &#171; &lt;i&gt;la concurrence mondiale est acharn&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, car &#171; &lt;i&gt;les entreprises fran&#231;aises &#224; l'&#233;tranger contribuent &#224; l'aura de la France&lt;/i&gt; &#187;, car c'est lucratif. L'int&#233;r&#234;t principal de cette m&#226;ne est qu'elle produit ses fonds occultes, tr&#232;s utiles au bon fonctionnement de la vie d&#233;mocratique de notre pays. En ce moment m&#234;me, sont r&#233;unis dans une s&#233;rie d'affaires en rapport avec l'Afrique : le fils Mitterand, Charles Pasqua, divers d&#233;put&#233;s, les anciens dirigeants d'Elf ; cela malgr&#233; le foss&#233; id&#233;ologique insondable qui les s&#233;pare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois-Xavier Verschaeve, sp&#233;cialiste de ce qu'il appelle la &#171; Fran&#231;afrique &#187; a publi&#233; r&#233;cemment son deuxi&#232;me livre sur le sujet, &lt;i&gt;Noir silence&lt;/i&gt;, les pseudo-pr&#233;sidents du Tchad, du Congo-Brazzaville et du Togo sont en proc&#232;s contre lui. Il perdra sans doute, les m&#233;dias et la justice &#233;tant dans le m&#234;me camp. Il estimait, dans &lt;i&gt;La Fran&#231;afrique : le plus long scandale de la R&#233;publique&lt;/i&gt;, que de l'aide publique au d&#233;veloppement en Afrique, 4 % seulement &#233;taient r&#233;ellement utiles &#224; la population. Il n'y a pas un franc qui, envoy&#233; de France par des travailleurs immigr&#233;s vers leurs familles d'origine, ne serve efficacement &#224; un r&#233;el d&#233;veloppement &#233;conomique du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Souvenirs, souvenirs...</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article36</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lille.cybertaria.org/spip.php?article36</guid>
		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7">03, printemps 2001</category>


		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, notre future maire, celle qui a fait le &#171; choix de Lille &#187; est de sortie pour que nous la &#171; choisissions &#187;. Voici donc revenu le temps des meetings &#233;lectoraux et de leur lot de promesses exaltantes. &lt;br class='autobr' /&gt; Pourquoi se priver, puisqu'engagements et prises de positions &#233;lectoralistes sombrent dans l'oubli sit&#244;t l'&#233;lection remport&#233;e ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui se souvient des r&#233;actions scandalis&#233;es dans les rangs de la gauche lorsque des villes Front National ont promulgu&#233; des arr&#234;t&#233;s anti-mendicit&#233; pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;03, printemps 2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, notre future maire, celle qui a fait le &#171; choix de Lille &#187; est de sortie pour que nous la &#171; choisissions &#187;. Voici donc revenu le temps des meetings &#233;lectoraux et de leur lot de promesses exaltantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi se priver, puisqu'engagements et prises de positions &#233;lectoralistes sombrent dans l'oubli sit&#244;t l'&#233;lection remport&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui se souvient des r&#233;actions scandalis&#233;es dans les rangs de la gauche lorsque des villes Front National ont promulgu&#233; des arr&#234;t&#233;s anti-mendicit&#233; pour nettoyer les centre villes de la mis&#232;re ? Et pourtant depuis le mois de novembre 2000, la mairie socialiste de Lille a fait de m&#234;me sous couvert de lutte contre l'alcoolisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui se souvient que Martine Aubry se d&#233;clarait pr&#234;te &#224; h&#233;berger des &#171; &#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re &#187; et qu'elle les accueillait, en mars 1997, dans le hall de l'h&#244;tel de ville pour f&#233;ter la victoire du Parti Socialiste aux l&#233;gislatives ? Et pourtant, aujourd'hui la situation des sans-papiers n'est toujours pas r&#233;gularis&#233;e. Depuis cette date, gr&#232;ves de la faim, expulsions et reconduites &#224; la fronti&#232;res se succ&#232;dent dans une indiff&#233;rence quasi g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui se souvient que l'&#233;quipe municipale actuelle s'&#233;tait engag&#233;e &#224; pr&#233;server le b&#226;timent de l'Union coop&#233;rative de Lille (rue d'Arras) symbole du pass&#233; ouvrier de la r&#233;gion ? Il abrite aujourd'hui un supermarch&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste est encore longue : des emplois jeunes gr&#233;vistes de la faim qui gagnent aux prud'hommes contre la ville de Lille, &#224; Riad H. abattu par la police et qui, de sa tombe, attent toujours que justice soit faite&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Des m&#233;dias bien dociles...</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article37</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lille.cybertaria.org/spip.php?article37</guid>
		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7">03, printemps 2001</category>


		<description>&lt;p&gt;&#233;crit par Jean-Christophe&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;03, printemps 2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Juin 2000. &#192; Lille, la lutte des sans-papiers, men&#233;e par le Comit&#233; des sans-papiers 59 et ses soutiens, bat son plein. Depuis plusieurs semaines, le collectif, priv&#233; de local depuis novembre 1999 (les CRS les ont, &#224; l'&#233;poque, chass&#233;s, sur demande de la mairie, du pavillon o&#249; ils &#233;taient install&#233;s au CHR de Lille), occupe un local de la Bourse du travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs sans-papiers, d&#233;termin&#233;s et d&#233;sesp&#233;r&#233;s, ont d&#233;cid&#233; de se lancer dans une gr&#232;ve de la faim pour attirer l'attention de l'opinion et obtenir, pour tous ceux que le Collectif d&#233;fend, des papiers r&#233;gularisant leur situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;fecture du Nord pense alors que le moment est venu pour en finir avec ce collectif de sans-papiers trop r&#233;sistant &#224; son gout : le dynamisme du Comit&#233; des sans-papiers 59 lui a permis d'obtenir, en quelques ann&#233;es, plusieurs centaines de r&#233;gularisations, certes partielles, mais qui sont la preuve que la lutte peut avoir des r&#233;sultats. La pression de la pr&#233;fecture va donc &#234;tre particuli&#232;rement forte : menaces de poursuites judiciaires contre les soutiens des sans-papiers, pressions envers les syndicats&#8230; Les forces de l'ordre multiplient les menaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte qu'un journaliste de &lt;i&gt;La Voix du Nord&lt;/i&gt; &#233;crit un article d'analyse sur la lutte en cours. Il y d&#233;crit une lutte men&#233;e par des sans-papiers &#171; manipul&#233;s &#187; par une extr&#234;me-gauche qui voudrait en d&#233;coudre avec Martine Aubry et se servirait des sans-papiers pour en arriver &#224; ses fins, des sans-papiers seraient contraints de poursuivre la gr&#232;ve de la faim, et il illustre son article de d&#233;tails sordides et fallacieux pour lui donner plus de piquant (les soutiens des sans-papiers qui allument un barbecue g&#233;ant &#171; &lt;i&gt;dont les effluves parviennent aux gr&#233;vistes de la faim&lt;/i&gt; &#187;). Il y d&#233;crit aussi un mouvement des sans-papiers abandonn&#233; de tous, notamment d&#233;savou&#233; par le MRAP et la LDH (qui d&#233;mentiront et exigeront un droit de r&#233;ponse qui ne paraitra jamais dans le journal). L'article arrive donc &#224; point nomm&#233;, &#224; un moment o&#249; tout est mis en &#339;uvre pour casser le mouvement des sans-papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 janvier 2001. La Conf&#233;d&#233;ration paysanne, profitant du passage &#224; Lille de Jos&#233; Bov&#233; et Fran&#231;ois Dufour, d&#233;cide de mener une action symbolique vis &#224; vis du Parti socialiste du Nord. Ces derniers font en effet la sourde oreille &#224; une demande de rendez-vous sollicit&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration paysanne. Une trentaine de militants, accompagn&#233;s de journalistes, investissent pacifiquement les locaux du si&#232;ge du Parti socialiste &#224; Lille, emmenant avec eux dans les lieux des cochons et quelques ballots de paille. Tout se passe sans anicroche jusqu'&#224; l'intervention muscl&#233;e des forces de l'ordre qui expulsent tout le monde, interpellent des militants (dont Jos&#233; Bov&#233;) et, au passage, dans sa furie s&#233;curitaire, casse un peu de mobilier dans les locaux du PS&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrog&#233; par le correspondant de France Info et de France Inter, un responsable du PS donne sa propre version des faits, totalement erron&#233;e et volontairement malhonn&#234;te : il a vu les militants entrer avec des battes de base-ball, venus pour saccager le local du PS. Dans la journ&#233;e, alors que les militants de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne sont toujours en cellule au commissariat, France Inter et France Info diffusent la fausse information sur les ondes. Pire, le lendemain matin, Jean-Michel Apathie, l'&#233;ditorialiste politique de France Inter d&#233;nonce, dans une chronique particuli&#232;rement violente l'action coup de poing de Jos&#233; Bov&#233;. Maintenant qu'il est accept&#233; dans l'ar&#232;ne m&#233;diatique, temp&#234;te-t-il, Jos&#233; Bov&#233; se doit d'apprendre les bonnes mani&#232;res. Et c'est toujours la m&#234;me fausse information qui en est &#224; l'origine. Une fausse information qui ne sera pas d&#233;mentie, m&#234;me si le mercredi soir, le PS lui-m&#234;me doit se rendre &#224; l'&#233;vidence et d&#233;cide de retirer sa plainte, pour &#233;viter le ridicule&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas, la presse joue un grand r&#244;le dans la criminalisation d'un mouvement social. C'est elle qui permet d'amplifier, de d&#233;former la r&#233;alit&#233; pour appuyer une opinion, m&#234;me si les faits r&#233;els la d&#233;mentent. Alors, les m&#233;dias sont-ils &#224; la botte du pouvoir ? En fait, se sont des m&#233;canismes qui sont en place et qui transforment ainsi des journalistes en &#171; nouveaux chiens de garde &#187; du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas des sans-papiers, c'est probablement &#224; la suite d'une conf&#233;rence de presse de la pr&#233;fecture que Jean-Yves M&#233;reau &#233;crit son papier. Le pr&#233;fet dicte sa version des faits, son analyse de la situation avec ses propres imp&#233;ratifs : il faut casser une bonne fois pour toute le mouvement des sans-papiers &#224; Lille, trop dynamique et trop pr&#233;sent et ceci avant les &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'action de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne, on entre dans une seconde phase. Les journaux, les responsables de la presse s'ennuient de ce ph&#233;nom&#232;ne m&#233;diatique qu'ils ont pourtant cr&#233;&#233;&#8230; Apr&#232;s l'avoir encens&#233;, il faut maintenant &#171; casser &#187; du Bov&#233;, selon la bonne vieille rengaine : il va trop loin, il a attrap&#233; la grosse t&#234;te, il est fini. L'occasion est alors trop belle pour decendre en flamme l'animateur des luttes paysannes. Et m&#234;me si les faits s'av&#232;rent &#234;tre d&#233;form&#233;s par un petit permanent local du PS peu scrupiuleux, le mal est fait&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette d&#233;sinformation &#233;vidente, la n&#233;cessit&#233; d'une presse, de m&#233;dias plus sensibles &#224; traduire la r&#233;alit&#233; et &#224; retranscrire les actions port&#233;es par les composantes du mouvement social (on ne s'&#233;talera pas sur les nombreuses initiatives pass&#233;es syst&#233;matiquement sous silence par la presse locale) est bien &#233;videmment esentielle. On voudrait dire qu'ils existent et donner l'exemple du travail men&#233; par Radio Campus, un projet de radio associative cr&#233;&#233;e apr&#232;s 68. Malheureusement, l'affaire des sans-papiers aura &#233;t&#233; aussi l&#224; pour montrer que rien n'est immuable. L'article de Jean-Yves M&#233;reau sera en effet comment&#233; dans &#171; &lt;i&gt;Banderoles&lt;/i&gt; &#187;, une des &#233;missions militante de Radio Campus o&#249; les deux animatrices de l'&#233;mission d&#233;nonceront avec indignation les propos du journaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les jours qui suivent, la radio re&#231;oit un courrier d'un coll&#232;gue du journaliste, qui menace celle-ci de d&#233;poser plainte. L'&#233;mission &#171; &lt;i&gt;Banderoles&lt;/i&gt; &#187; est alors imm&#233;diatement et d&#233;finitivement suspendue par le conseil d'administration de Radio Campus, tandis que les autres animateurs d'&#233;mission se voient interdire d'&#233;voquer le sujet &#224; l'antenne. Quant &#224; l'hypoth&#233;tique plainte, elle n'aura jamais &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, pour tenter d'apporter une information diff&#233;rente, on ne pourra que citer une tr&#232;s int&#233;ressante exp&#233;rience : celle du journal &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.interdits.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Interdit&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, un projet original de journal mensuel qui est uniquement diffus&#233; sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Christophe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Affichage libre...</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article38</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lille.cybertaria.org/spip.php?article38</guid>
		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>qui a dit libert&#233; d'opinion ?</dc:creator>

<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7">03, printemps 2001</category>


		<description>&lt;p&gt;&#233;crit par Jean-Christophe&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;03, printemps 2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lille ville propre, et qui le devient de plus en plus&#8230; Mais &#224; quel prix ? Si, comme l'actualit&#233; r&#233;cente le montre, la municipalit&#233; tend &#224; durcir le ton vis &#224; vis des sans domicile fixe, que l'on veut chasser du centre ville, la croisade de la propret&#233; ne date pas d'hier. L'affichage sauvage est aussi une des cibles privil&#233;gi&#233;es de la municipalit&#233;. Une municipalit&#233; qui se vante volontiers d'avoir fait installer en ville des dizaines de panneaux d'affichage libre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Or, il suffit de chercher ces panneaux pour se rendre compte de la volont&#233; minimaliste de la mairie de favoriser une opinion plurielle : des panneaux pour beaucoup mal situ&#233;s, quasi absents de certains quartiers (essayer d'en trouver dans l'&#171; hypercentre ville &#187;, toujours cette obsession de propret&#233;&#8230;) et en permanence recouverts par des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es qui collent les affiches pour des spectacles commerciaux (Z&#233;nith et autres). Bref, cet affichage libre est tout bonnement insuffisant et confisqu&#233;. D&#232;s lors, que faire pour &#171; afficher &#187; ses id&#233;es, ses opinions, annoncer des manifestations ? Beaucoup de structures militantes ont d&#251; opter pour un affichage parall&#232;le (mais n&#233;anmoins tr&#232;s respectueux). &#192; savoir sur les palissades, les devantures de maisons ou de commerces mur&#233;s&#8230; Et ce sont pr&#233;cis&#233;ment trois de ces structures militantes qui se sont vues signifier des passages devant le tribunal pour affichage interdit ces derniers mois : AC&lt;i&gt; !&lt;/i&gt; Lille (qui a &#233;galement &#233;cop&#233; d'une poursuite pour &#171; diffusion de tract sur la voie publique &#187;), Alternative libertaire et le Comit&#233; des sans-papiers. Affaires &#224; suivre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile donc de se faire entendre, quand on a ni moyens financiers, ni journaux, ni r&#233;elles possibilit&#233;s d'expression&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Christophe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>La mairie de Lille ouvre la chasse aux SDF</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article39</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lille.cybertaria.org/spip.php?article39</guid>
		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7">03, printemps 2001</category>


		<description>&lt;p&gt;&#233;crit par Martin Zumpe (GroM&#233;LiFA)&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;03, printemps 2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lille.cybertaria.org/IMG/logo/arton39.gif?1132956410' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;139&#034; height=&#034;134&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La mairie de Lille est choqu&#233;e par des sc&#232;nes scandaleuses qui se d&#233;roulent en plein centre ville : des hommes et des femmes qui dorment sur les trottoirs en plein hivern, dont la plupart souffrent d'alcoolisme et qui, par manque d'alternative, urinent &#224; la vue des passant-e-s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mairie a d&#233;cid&#233; de rem&#233;dier &#224; ce probl&#232;me inconvenant. Va-t-elle confisquer des appartements laiss&#233;s vides pour la sp&#233;culation et y loger les sans-abris ? Va-t-elle mettre &#224; disposition des installations sanitaires pour leur permettre un minimum d'hygi&#232;ne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'elle cette id&#233;e ! Ce n'est pas vraiment la mis&#232;re des sans-abris qui scandalise la mairie. Elle est plut&#244;t pr&#233;occup&#233;e des plaintes de commer&#231;ants du centre ville, qui consid&#232;rent que la pr&#233;sence des sans-abris nuit &#224; leur chiffre d'affaire. Au lieu de combattre la pauvret&#233;, la mairie combat les pauvres ! Elle a fourni un outil efficace &#224; ses forces de l'ordre pour expulser les sans-abris du centre ville : un arr&#234;t&#233; municipal pr&#233;voyant une amende de 75 FF pour consommation d'alcool sur la voie publique dans l'&#171; hypercentre &#187; (&lt;i&gt;La Voix du Nord&lt;/i&gt;, 19/10/2000, &#171; &lt;i&gt;L'hypercentre, c'est le centre du centre. Cela n'existe qu'&#224; Tokyo, New-York et Lille&lt;/i&gt;. &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit &#233;videmment pas d'une initiative pour limiter l'abus d'alcool (probl&#232;me de soci&#233;t&#233; chronique en France, et surtout dans le Nord). Sur les terrasses des caf&#233;s, on continuera &#224; se saouler en toute l&#233;galit&#233;, &#224; condition d'avoir assez d'argent. D'ailleurs, la mairie ne cache pas que l'arr&#234;t&#233; s'adresse en premi&#232;re ligne aux sans-abris. &#171; &lt;i&gt;Il s'agit d'abord d'inciter les SDF &#224; changer de comportement&lt;/i&gt; &#187;, explique, &#224; &lt;i&gt;La Voix du Nord&lt;/i&gt;, Paul Dufour, responsable municipal de la r&#233;glementation. Depuis longtemps, l'alcoolisme est reconnu comme maladie. En interdisant la consommation d'alcool aux alcooliques, la mairie criminalise les manifestations d'une maladie. Suivant la m&#234;me logique, elle pourrait aussi prohiber la couleur jaune des h&#233;patiques ou les yeux rougis des allergiques. Du moins en centre ville&#8230; Cet arr&#234;t&#233; incarne l'hypocrisie de la soci&#233;t&#233; capitaliste qui ne supporte pas la visibilit&#233; de cette pauvret&#233; qu'elle produit pourtant tous les jours. Au lieu de chercher des solutions aux probl&#232;mes sociaux, la mairie se contente de les cacher et de les rendre invisibles, au moins dans les quartiers ais&#233;s et dans le centre ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de la mairie est la transformation de Lille en ville lisse, propre et moderne, une ville o&#249; rien ni personne ne g&#232;ne le bon fonctionnement du commerce. Avant de toucher les sans-abris, la politique d'expulsion et de r&#233;pression s'&#233;tait attaqu&#233;e au mouvement squatter et &#224; celui des sans-papiers. &#192; nous de rappeler &#224; la mairie que la ville et son centre ne sont pas la propri&#233;t&#233; des commer&#231;ants ni des hommes d'affaires, ni des politiciens municipaux m&#233;galomanes. La ville, c'est l'ensemble des habitant-e-s ; elle appartient &#224; toutes et &#224; tous !!! y compris aux squatters, aux sans-papiers et aux sans-abris. Le Collectif des Sans a d&#233;j&#224; organis&#233; plusieurs actions contre cette honteuse politique de s&#233;gr&#233;gation sociale, dont la plus spectaculaire &#233;tait sans doute la consommation collective et symbolique d'alcool sur la Grand place. Dix manifestant-e-s ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;-e-s, six ont re&#231;u une amende de 75 FF, ce qui a permis d'attaquer l'arr&#234;t&#233; municiapl devant les tribunaux. On peut d'ailleurs se demander si la mairie a vraiment int&#233;r&#234;t &#224; effacer tout ce qui fait la singularit&#233; et le caract&#232;re de Lille. L'architecture actuelle des centres villes contribue &#224; uniformiser le visage des grandes villes de province. Face &#224; toutes ces villes jumelles, il est &#233;vident que les hommes d'affaires et les touristes vont choisir Lille, &#224; cause du soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martin Zumpe (GroM&#233;LiFA)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Vrais femmes ! : pour vrais machistes !</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article40</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lille.cybertaria.org/spip.php?article40</guid>
		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7">03, printemps 2001</category>


		<description>&lt;p&gt;&#233;crit par Laurent Laloy (GroM&#233;LiFA)&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;03, printemps 2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au mois de f&#233;vrier, le mensuel masculin &lt;i&gt;FHM&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;For him magazine&lt;/i&gt;) organisait un concours dont l'intitul&#233; &#233;tait : &#171; &lt;i&gt;gagner une vrai femme ! (valeur : 45 000 FF).&lt;/i&gt; &#187; D&#233;j&#224; rien que &#231;a, &#231;a fout la gerbe ! Quand on y regarde de plus pr&#232;s (en surmontant la r&#233;pulsion engendr&#233;e par ce titre racoleur), on d&#233;couvre que la &#171; vrai femme &#187; en question est en fait&#8230; une poup&#233;e grandeur nature, une &lt;i&gt;real doll&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Heureux hasard, le m&#234;me mois, un reportage dans &lt;i&gt;Marie-Claire&lt;/i&gt;, sign&#233; &#201;lisabeth Alexandre, nous informait de ce que sont ces &lt;i&gt;real dolls&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;des poup&#233;es faites de silicone et d'acier qui ressemblent d'une mani&#232;re hallucinante &#224; des vraies femmes. &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; Chaque poup&#233;e est fabriqu&#233;e &#224; la commande, enti&#232;rement &#224; la main, et n&#233;cessite quatre-vingt heures de travail. L'acheteur a le choix entre cinq types de corps, du plus menu au plus plantureux, et neuf types de visages. &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; Chaque poup&#233;e dispose d'un sexe, d'un anus et d'une bouche, parfaitement r&#233;alistes et utilisables&lt;/i&gt;. &#187; (&lt;i&gt;Marie-Claire&lt;/i&gt;, n&#176; 582, f&#233;vrier 2001, &#171; &lt;i&gt;Ces poup&#233;es qui disent oui&lt;/i&gt; &#187;, &#201;. Alexandre). Mais leurs propri&#233;taires assurent que ce n'est pas qu'un objet sexuel ! Certains (et certaines aussi) les consid&#232;rent comme une compagne, voire un enfant (&#171; &lt;i&gt;au Japon, on fabrique des &lt;/i&gt;real dolls&lt;i&gt; de sept ans&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Marie Claire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;idem&lt;/i&gt;), mais rien &#224; voir avec la p&#233;dophilie, n'est-ce-pas ?), leur parlent comme &#224; un v&#233;ritable &#234;tre humain ! R&#233;ification des &#234;tres humains - les femmes, encore et toujours ! - et humanisation des objets (nouvelle forme d'anthropomorphisme) sont les mamelles de l'incommensurable b&#234;tise humaine. P&#244;vre petit monde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai que pour certains hommes, la &lt;i&gt;real doll&lt;/i&gt; est la compagne id&#233;ale : elle ne parle pas, ne r&#226;le ni ne contredit jamais, ne dit jamais &#171; non &#187;, n'a jamais de r&#232;gles ou de migraine, est donc &#171; &lt;i&gt;toujours disponible&lt;/i&gt; &#187;, comme le proclame &lt;i&gt;FHM&lt;/i&gt;. Et puis, quand on en a marre de sa t&#234;te, on peut la ranger dans le placard. Le pied, quoi ! Bon, d'accord, les &lt;i&gt;real dolls&lt;/i&gt; ne font pas encore le caf&#233;, la lessive, le m&#233;nage, le repassage, le torchage et les devoirs des m&#244;mes, comme bobonne, mais on ne peut pas tout avoir. Et peut-&#234;tre que, le progr&#232;s aidant, bient&#244;t&#8230; Tiens, le progr&#232;s, justement, parlons-en : le r&#234;ve, le fantasme absolu pour ces abrutis serait que les &lt;i&gt;real dolls&lt;/i&gt; deviennent &#171; &lt;i&gt;la femme artificielle parfaite, programm&#233;e pour effectuer quelques mouvements et prof&#233;rer quelques phrases, g&#233;mir sous les caresses et rire aux histoires dr&#244;les, s'animer quand on appuierait sur on et s'immobiliser sur &lt;/i&gt;off&lt;i&gt;. Dans les ateliers d'Abyss (la soci&#233;t&#233; californienne qui les fabrique), on travaille d&#233;j&#224; &#224; am&#233;liorer le squelette des poup&#233;es, pour les rendre encore plus mall&#233;ables et r&#233;alistes, &#224; les &#233;quiper de capteurs &#233;lectroniques qui leur permettront de r&#233;pondre &#224; certaines stimulations&lt;/i&gt;. &#187; (&lt;i&gt;Marie Claire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;idem&lt;/i&gt;) On imagine tr&#232;s bien lesquelles !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se rendent-ils compte, ces sombres cr&#233;tins, de l'abjection de ce genre de &#171; joujou &#187; ? Cette fa&#231;on de consid&#233;rer les femmes est non seulement une insulte et une violence faite aux femmes, mais aussi aux hommes. En faisant commerce de ce genre d'objet, en s'extasiant devant les &lt;i&gt;real dolls&lt;/i&gt;, ne voient-ils pas qu'ils se et nous (nous, hommes) r&#233;duisent &#224; de simples &#171; bites sur pattes &#187; ? Bon, d'accord, c'est aussi le cas pour pas mal de mecs&#8230; &#171; &lt;i&gt;Au moins&lt;/i&gt;, me direz-vous, &lt;i&gt;pendant qu'ils jouent avec leurs poup&#233;es, ils n'emmerdent pas les femmes !&lt;/i&gt; &#187; Ouais, mais le probl&#232;me, &#224; mon avis, c'est que l'un n'emp&#234;che pas l'autre, h&#233;las !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas nouveau que les femmes soient le &#171; parent pauvre &#187; de l'humanit&#233;, &#231;a fait m&#234;me quelques mill&#233;naires que &#231;a dure - religions, patriarcat et capitalisme, entre autres, aidant - mais l&#224; on assiste &#224; un &#171; &lt;i&gt;nouveau pas en avant de la connerie&lt;/i&gt; &#187; comme le disait Coluche qui se demandait : &#171; &lt;i&gt;Mais dites-moi, jusqu'o&#249; s'arr&#234;teront-ils ?&lt;/i&gt; &#187; S'arr&#234;teront-ils seulement un jour, ces Foutus Horribles Machistes et consorts ? Si nous laissons faire, certainement pas&#8230; Et s'il est une chose qu'il faudrait que ces &#171; messieurs &#187; comprennent, c'est que les femmes ne sont ni &#224; prendre, ni &#224; vendre, ni &#224; gagner !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quand des &lt;i&gt;real dolls&lt;/i&gt; &#171; vrais z'hommes &#187; ? Ben&#8230; si c'est pour avoir chez soi un mec qui ne d&#233;croche pas un mot, qui reste les pieds sous la table ou assis devant la t&#233;l&#233;, qui ne participe pas aux t&#226;ches m&#233;nag&#232;res, qui joue les &#171; bonnets de nuit &#187;, et autres joyeuset&#233;s, les femmes n'ont pas besoin de substitut : bien souvent, leur compagnon fait l'affaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent Laloy (GroM&#233;LiFA)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Qui sont les Barbie(s) ?</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article41</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lille.cybertaria.org/spip.php?article41</guid>
		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7">03, printemps 2001</category>


		<description>&lt;p&gt;&#233;crit par Anne, Johanna, Vanessa&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;03, printemps 2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On a tendance &#224; assimiler la r&#233;pression aux coups de matraque des CRS. On a tendance &#224; assimiler le combat contre l'oppression &#224; la d&#233;fense des droits des groupes domin&#233;s, &#233;trangers, sans-papiers, ch&#244;meurs, sans-logis. Assimilations partielles et partiales puisqu'elles prennent des formes plus insidieuces&#8230; Qui r&#233;agit &#224; un propos ou &#224; une attitude sexiste ? Est-ce que l'on n'oublierait pas que les femmes sont aussi un groupe domin&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En effet, l'oppression dont sont victimes les femmes touche tous les milieux, toutes les classes socio-&#233;conomiques et traverse librement toutes les fronti&#232;res. De l'&#233;ducation au monde du travail en passant par la culture, le sexisme est omnipr&#233;sent. Comme dans un conte de f&#233;e : la petite fille joue &#224; la poup&#233;e et &#224; la dinette pendant que le petit gar&#231;on joue au chef des petits soldats. &#192; l'&#233;cole, ils apprennent que le masculin l'emporte sur le f&#233;minin. Pour s'endormir,on raconte &#224; la petite princesse qu'elle doit docilement attendre le prince charmant qui viendra la lib&#233;rer. Une fois ado, elle doit s'habiller sexy pour que le prince pas si charmant la siffle dans la rue, et plus si affinit&#233;s&#8230; Lors de son passage &#224; l'&#226;ge adulte, berc&#233;e par la musique de Brassens et &#171; ses copains &#187; NTM ou Eminem et abreuv&#233;e de Slimfast et d'Aubade, elle a le choix entre devenir une salope ou une m&#232;re. Et si par hasard elle veut travailler, elle doit virilement faire ses preuves et se contenter d'un salaire d'appoint, sans oublier Prozac et Guronzan pour assure sa double journ&#233;e (cette liste n'est pas exhaustive).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et m&#234;me si elle veut devenir une femme politique, il lui faut &#234;tre &#171; baisable &#187; (un d&#233;put&#233; lors des l&#233;gislatives de 1997&#8230;). Dans une sph&#232;re o&#249; le paraitre est pr&#233;dominant, o&#249; celui qui tient des propos discriminatoires est montr&#233; du doigt par ces gens bien pensants, des actes aussi choquants perdurent impun&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui ne se souvient pas avoir &#233;t&#233; t&#233;moin ou acteur silencieux, voire hilare, d'une plaisanterie sexiste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, m&#234;me parmi les gens qui se battent contre les injustices et les discriminations, la lutte contre le sexisme reste oubli&#233;e. On a int&#233;gr&#233;. On reproduit le &#171; fameux &#187; conte de f&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur et madame tout le monde, toi, moi, nous qui fermons tous les jours les yeux sur des discours et des actes r&#233;voltants, faisons partie des oppresseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne, Johann, Vanessa&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>De la x&#233;nophobie fran&#231;aise (Rudolf Bkouche)</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article42</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lille.cybertaria.org/spip.php?article42</guid>
		<dc:date>2001-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7">03, printemps 2001</category>


		<description>&lt;p&gt;&#233;crit par Rudolf Bkouche&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;03, printemps 2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a une tradition fran&#231;aise de la x&#233;nophobie, la m&#233;fiance envers les &#233;trangers, y compris lorsqu'ils sont devenus Fran&#231;ais, comme nous l'apprend l'histoire de ce si&#232;cle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On pouvait penser que cette x&#233;nophobie relevait essentiellement de mouvements que l'on qualifie bien vite d'extr&#234;me-droite comme pour mieux l'exorcicer. Il y eut pourtout une x&#233;nophobie populaire comme le montrent par exemple les massacres de travailleurs italiens &#224; Aigues-Mortes en 1893, x&#233;nophobie populaire que l'extr&#234;me-droite savait reprendre &#224; son compte. On pouvait cependant penser que la x&#233;nophobie restait confin&#233;e, sur le plan politique, dans la partie d'extr&#234;me-droite de notre pays, du moins celle qui se proposait de la th&#233;oriser &#224; partir des id&#233;ologies raciales et racistes qui se sont d&#233;velopp&#233;es &#224; partir de la seconde moiti&#233; du 19e si&#232;cle. Il y eut aussi une x&#233;nophobie d'&#202;tat lorsque celui-ci se proposa de contr&#244;ler l'immigration dans un pays qui repr&#233;sentait pour nombre d'immigrants &#224; la fois la s&#233;curit&#233; politique (le fameux berceau des droits de l'homme) et l'assurance d'un travail. Les politiques de quota et les mesures de contr&#244;le contre ceux qui croyaient trouver en France un havre de paix sont anciennes. Sans parler du discours sur l'&#171; immigration z&#233;ro &#187; qui allait conduire au d&#233;veloppement de ceux que l'on appelait alors les clandestins, au sens que la loi leur refusait toute possibilit&#233; de r&#233;gularisation les condamnant &#224; vivre &#171; hors le droit &#187; lorsqu'elle ne les &#233;puisait pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la gauche est arriv&#233;e au pouvoir en 1997 par la gr&#226;ce de la dissolution, on pouvait esp&#233;rer que la situation des &#233;trangers en France allait s'am&#233;liorer ; on d&#233;chanta vite, ce fut d'abord la &#171; frilosit&#233; &#187; de la circulaire du 24 juin 1997, ce fut ensuite une nouvelle loi sur l'immigration qui changeait peu par rapport aux lois Pasqua-Debr&#233; et qui assurait la continuit&#233; du contr&#244;le des &#233;trangers enFrance. Si l'on a pu (si l'on a voulu) croire &#224; une frilosit&#233; d'une gauche ne voulant pas bousculer la politique x&#233;nophobe des derniers gouvernements, il fallait se rendre &#224; l'&#233;vidence ; il n'&#233;tait plus question de frilosit&#233; mais d'une politique d&#233;lib&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la circulaire du 24 juin 1997, un peu plus de la moiti&#233; des demandeurs seulement &#233;tait r&#233;gularis&#233;e, et encore pour beaucoup ce fut moins par les seules vertus de la r&#232;glementation que par les luttes de sans-papiers, dont de nombreuses gr&#232;ves de la faim. Les effets de la circulaire prenant fin, la pratique des expulsions et l'augmentation des refus de s&#233;jour t&#233;moignaient d'une application dure des textes r&#232;glementaires et l&#233;gislatifs : la circulaire du 11 octobre 1999 dans laquelle le ministre de la police de l'&#233;poque demandait que les refus de territoire soient suivis d'une expulsion effective, les contr&#244;les &#171; au faci&#232;s &#187; devant les lieux de rassemblement de sans-papiers (ainsi les lundi et mercredi devant le local du CSP 59), tout cela confirmait la volont&#233; d'une politique x&#233;nophobe d&#233;lib&#233;r&#233;e. Le ministre de la police de l'&#233;poque, soutenu par le premier ministre, montrait sa volont&#233; de mettre au pas les sans-papiers, les expulser ou les renvoyer &#224; la clandestinit&#233;, de mettre au pas aussi ceux et celles qui les soutenaient dans leur combat comme le montre le scandaleux article 21 de la loi dite RESEDA qui assimile toute action de soutien &#224; l'organisation de fili&#232;res clandestines. Le ministre de la police ayant d&#233;mission&#233;, on aurait pu croire que l'&#233;tau allait se desserrer ; point n'en fut, il suffit de voir la fin de non-recevoir oppos&#233; par le nouveau ministre de la police &#224; la Coordination nationale des sans-papiers et les diverses mesures r&#233;pressives prises ces derniers temps par une police qui montre le m&#233;pris des politiques envers les sans-papiers. Sans parler de l'empressement d'une administration paponesque qui, sous r&#233;serve de r&#232;glement, peut s'adonner librement &#224; la chasse aux m&#233;t&#232;ques ; mais il est vrai que cette chasse aux m&#233;t&#232;ques est organis&#233;e par un gouvernement dit &#171; de gauche &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lep&#233;nisme, en tant qu'il repr&#233;sente la tradition x&#233;nophobe fran&#231;aise, atteint aujourd'hui la gauche elle-m&#234;me, laquelle se croit oblig&#233;e de soutenir les pires agissements du gouvernement. La question est ainsi moins celle d'un gouvernement qui s'appelle &#034; de gauche &#034; que celle du silence d'une gauche qui n'ose rien dire devant la x&#233;nophobie officielle. Corporatisme politique qui atteint non seulement ceux qui nous gouvernent mais tous ceux qui acceptent de mettre au placard leurs id&#233;es de gauche parce qu'un gouvernement qui s'appelle &#171; de gauche &#187; le leur a demand&#233;. On ne peut mieux souligner combien la politique se r&#233;duit pour nos &#171; grands chefs &#187; au seul client&#233;lisme &#233;lectoral. Aux derni&#232;res nouvelles, le patronat s'inqui&#232;te de la baisse de l'immigration (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 28 d&#233;cembre 2000) ; les entreprises fran&#231;aises ont besoin d'une immigration capable d'offrir sa force de travail et c'est aux gouvernement de &#171; r&#233;guler &#187; cette immigration en fonction de la demande. On ne peut mieux dire que dans notre soci&#233;t&#233;, la vie des hommes d&#233;pend moins de leurs droits en tant que personnes que pour leur capacit&#233; &#224; &#234;tre de bons rouages de la machine &#233;conomique, quitte &#224; s'en d&#233;barrasser lorsque ces rouages deviennent inutiles. C'est aussi cela la x&#233;nophobie d'&#201;tat. Un homme que les d&#233;mocraties occidentales consid&#233;raient, &#224; juste titre, comme un tyran parlait de l'homme comme &#171; &lt;i&gt;le capital le plus pr&#233;cieux&lt;/i&gt; &#187;, il est vrai que l'homme est un capital pr&#233;cieux tant qu'il peut servir la machine &#233;conomique, mais il n'est plus rien lorsqu'il ne peut plus servir, alors on le r&#233;duit &#224; n'&#234;tre rien et s'il est un &#233;tranger on le jette purment et simplement ; les petits papons peuvent alors s'en donner &#224; c&#339;ur joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rudolf Bkouche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>





</channel>

</rss>
