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	<title>&lt;b&gt;Lille&lt;/b&gt;:alternataire, le site du CCL</title>
	<link>https://lille.cybertaria.org/</link>
	<description>&lt;p&gt;Lille bouge, fr&#233;mit m&#234;me r&#233;guli&#232;rement. Vous pouvez suivre, sur ce portail, la vie libertaire r&#233;gionale et lilloise par l'&lt;a href='https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique12' class=&#034;spip_in&#034;&gt;agenda&lt;/a&gt; et le &lt;a href='https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique11' class=&#034;spip_in&#034;&gt;CCL ou Centre culturel libertaire&lt;/a&gt;, par exemple. D'autres rubriques sont h&#233;berg&#233;es.&lt;br class='manualbr' /&gt;D'autres pages ont &#233;t&#233; h&#233;berg&#233;es ici : ainsi &lt;a href='https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique4' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;L'&#201;cho des sans-voix&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; du Collectif des sans (attention &#224; son r&#233;veil toujours possible !-, &lt;a href='https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique63' class=&#034;spip_in&#034;&gt;(Basta&lt;/i&gt; (fanzine f&#233;ministe non-mixte)&lt;/a&gt;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez vous abonner &#224; la &lt;a href=&#034;https://listes.lautre.net/cgi-bin/mailman/listinfo/com.ccl59&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lettre d'information&lt;/a&gt; du CCL (hebdomadaire).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>



	



	<item>
		<title>Arr&#234;tons de perdre notre vie &#224; la gagner</title>
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<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique23">10 (novembre 2003)</category>


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&lt;p&gt;Avec la fin du mythe du plein emploi dans nos soci&#233;t&#233;s industrialis&#233;es voici le temps de la pr&#233;carit&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e tant pour les travailleurSEs flexibilis&#233;Es &#224; outrance que pour les ch&#244;meurSEs : nous nous retrouvons ainsi plong&#233;Es dans la plus grande incertitude quant &#224; nos conditions de vie et notre devenir. C'est parce que le travail salari&#233; reste encore au centre de nos pr&#233;occupations : sans lui pas de revenus (ou un revenu pitoyable) et donc pas de vie d&#233;cente possible puisque dans nos (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la fin du mythe du plein emploi dans nos soci&#233;t&#233;s industrialis&#233;es voici le temps de la pr&#233;carit&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e tant pour les travailleurSEs flexibilis&#233;Es &#224; outrance que pour les ch&#244;meurSEs : nous nous retrouvons ainsi plong&#233;Es dans la plus grande incertitude quant &#224; nos conditions de vie et notre devenir. C'est parce que le travail salari&#233; reste encore au centre de nos pr&#233;occupations : sans lui pas de revenus (ou un revenu pitoyable) et donc pas de vie d&#233;cente possible puisque dans nos soci&#233;t&#233;s tout (bouffe, logement, transports, loisirs...) a un prix. Finalement le chantage que nos dirigeantEs politiques et &#233;conomiques nous imposent n'a jamais vari&#233; : Travaille ou Cr&#232;ve !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En finir avec l'esclavage salarial&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors pour pouvoir survivre nous acceptons en maugr&#233;ant de chercher un boulot, sans trop s'interroger sur son utilit&#233;, qui nous permette de disposer r&#233;guli&#232;rement d'un petit p&#233;cule &#224; claquer dans les factures, courses, redevances, traites... qui nous tombent r&#233;guli&#232;rement dessus. Nous nous jetons donc avec nos qualifications plus ou moins utiles, plus ou moins nombreuses dans le &#034;march&#233; du travail&#034;. L&#224; nous comprenons vite que le but d'une entreprise n'est pas de fournir des emplois par esprit philanthropique mais de r&#233;aliser le plus de profits possibles sans se soucier le moins du monde du bien-&#234;tre de ses salari&#233;Es. Le plus souvent l'employeurSE nous indiquera qu'il n'a besoin de nous que pour la dur&#233;e (plus ou moins longue), le poste (plus ou moins p&#233;nible), les horaires (plus ou moins r&#233;guliers), la r&#233;mun&#233;ration (plus ou moins satisfaisante) qui lui conviennent le mieux en fonction de ses besoins et de sa marge b&#233;n&#233;ficiaire. Bref notre seul &#034;atout&#034;, c'est notre flexibilit&#233; : bel euph&#233;misme pour d&#233;signer le fait d'&#234;tre trait&#233;E comme unE TravailleurSE-Kleenex qu'on jette apr&#232;s usage. Bien s&#251;r si nous tentons de r&#233;agir au peu de consid&#233;ration que l'on a pour nous, nos employeurSEs s'offusqueront de notre ingratitude alors que ces &#034;humanistes&#034; nous offrent la chance de travailler pendant que tant d'autres croupissent au ch&#244;mage. Avec une mauvaise foi insens&#233;e, ces n&#233;grierEs voudraient nous convaincre que s'abrutir de boulot pour leur compte est un privil&#232;ge alors qu'ils/elles ont toujours eu besoin d'un contingent de ch&#244;meurSEs pour nous exploiter tranquillement en jouant sur la mise en concurrence des travailleurSEs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecoeur&#233;Es ou tout simplement parce que nous n'avons trouv&#233; personne pour nous exploiter, nous nous en remettons &#224; la providence de l'Etat. Pour peu que nous ayons plus de 25 ans celui-ci dans sa grande mansu&#233;tude nous accorde du bout des doigts 400 euros de RMI par mois et d&#233;brouille-toi avec ! Install&#233;Es dans notre mis&#232;re nous pourrions nous consoler en nous disant qu'au moins nous sommes (chichement) pay&#233;Es &#224; ne rien foutre. Cependant les soci&#233;t&#233;s capitalistes n'ont pas pour vacation d'entretenir des hordes de fain&#233;antEs et bient&#244;t nous sommes somm&#233;Es de nos rendre &#224; nouveau &#034;utiles &#224; la collectivit&#233; (?)&#034;, c'est &#224; dire encore plus productifVEs (merci &lt;a href='https://lille.cybertaria.org/spip.php?article332' class=&#034;spip_in&#034;&gt;le RMA&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Travailler pour satisfaire nos besoins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors on se dit qu'il est temps de se poser quelques questions. A quoi servent les boulots qu'on nous inflige ? A &#233;viter de s'ennuyer ? A permettre aux actionnaires d'augmenter leurs b&#233;n&#233;fices ? A se rendre utiles ? Qui d&#233;cide qu'une activit&#233; est utile, et finalement qu'est-ce que cela signifie utile ? Utile veut-il dire produire n'importe quoi pourvu que cela se vende (gadgets miteux, technologie guerri&#232;re, brosses &#224; dents musicales...) ou occuper une fonction qui permette de bien huiler les rouages de la machine-&#224;-profits (contr&#244;leur de bus, vigile de supermarch&#233;, huissier, banquier, ministre...) ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour l'autogestion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Peindre les bus en jaune, r&#233;nover des logements, ramasser les ordures, faire tourner une fabrique de petits pois, d&#233;velopper des &#233;nergies non polluantes... le travail ne manquera jamais. Mais ce qui est n&#233;cessaire, prioritaire ou agr&#233;able de d&#233;truire, r&#233;nover, produire ou faire fonctionner c'est &#224; nous d'en d&#233;cider collectivement. Le travail doit retrouver sa vraie place : une activit&#233; permettant la satisfaction de nos besoins et pas l'avidit&#233; d'une poign&#233;e de vautours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela implique qu'en plus de d&#233;finir pour quoi on travaille, on choisisse collectivement comment on travaille. Pour les travaux les plus p&#233;nibles mais n&#233;anmoins n&#233;cessaires, nous pouvons faire le choix d'&#233;quipes tournantes, de l'automatisation, etc. Autant de moyens pour s'emmerder le moins possible. Ce qui n'exclut pas que certaines activit&#233;s socialement utiles n&#233;cessitent une r&#233;elle sp&#233;cialisation (m&#233;decine, graphisme, &#233;lectricit&#233;...) A nous d'en tenir compte pour mettre en place des formations librement choisies et collectivement d&#233;finies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour la collectivisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais pour imposer l'autogestion contre l'exploitation, il faut en finir avec la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Les moyens de production et d'echange n'appartiennent ni &#224; l'Etat ni aux patronNEs, &#224; nous de nous les approprier et de les faire tourner par nous m&#234;mes et pour nous m&#234;mes. Quitte &#224; se d&#233;barasser au passage des secteurs notoirement nuisibles comme les industries militaires, nucl&#233;aires, p&#233;nitentiaires...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Plus que jamais, dans un contexte de casse sociale g&#233;n&#233;ralis&#233;e, il est temps de prendre nos affaires en main.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Travail obligatoire, salaire facultatif</title>
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		<description>
&lt;p&gt;En 2003, il ne fait pas bon &#234;tre ch&#244;meur ou ch&#244;meuse en Chiraquie. On savait d&#233;j&#224; que le vote de la loi de finances 2004 &#224; l'assembl&#233;e serait un grand moment de la lutte des classes &#224; la sauce UMP-MEDEF. Une louche de privil&#232;ges pour les plus riches (baisse de l'imp&#244;t sur le revenu, abattements fiscaux &#224; la pelle), une louche de gal&#232;re suppl&#233;mentaire pour celles et ceux qui doivent lutter pour survivre. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ainsi qu'on a pu entendre Raffarin affirmer sans sourciller que si la France (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2003, il ne fait pas bon &#234;tre ch&#244;meur ou ch&#244;meuse en Chiraquie. On savait d&#233;j&#224; que le vote de la loi de finances 2004 &#224; l'assembl&#233;e serait un grand moment de la lutte des classes &#224; la sauce UMP-MEDEF. Une louche de privil&#232;ges pour les plus riches (baisse de l'imp&#244;t sur le revenu, abattements fiscaux &#224; la pelle), une louche de gal&#232;re suppl&#233;mentaire pour celles et ceux qui doivent lutter pour survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'on a pu entendre Raffarin affirmer sans sourciller que si la France &#233;tait une championne de la productivit&#233;, ses difficult&#233;s &#233;conomiques venaient du fait que les Fran&#231;ais-es ne travaillaient pas assez longtemps. Le gouvernement s'est donc attaqu&#233; dans un premier temps &#224; la dur&#233;e des cotisations retraite, puis a lanc&#233; une premi&#232;re offensive contre les 35 heures. Accus&#233;-e-s du moment, les ch&#244;meurs et ch&#244;meuses qui s'engraissent cyniquement sur le dos des honn&#234;tes travailleur/ses et de leurs sympathiques patron-ne-s. S'il y a tant de sans-emploi, c'est parce qu'ils et elles sont indemnis&#233;-e-s trop grassement. Ainsi, la direction d&#233;partementale du travail de l'emploi et de la formation professionnelle de l'Ard&#232;che ose-t-elle &#233;crire &#224; un employeur que &#034;l'attribution aux salari&#233;s licenci&#233;s d'une indemnit&#233; de licenciement sup&#233;rieure aux obligations conventionnelles [...] pourrait s'av&#233;rer de nature &#224; dissuader les salari&#233;s de rechercher rapidement un nouvel emploi&#034;. Si les statistiques officielles du ch&#244;mage d&#233;passent la barre des 3 millions de personnes, c'est la faute &#224; l'esprit de jouissance, disait P&#233;tain en 1940. Raffarin est d'accord avec lui. Pour &#034;r&#233;habiliter la valeur travail&#034;, une seule solution : le travail obligatoire. Il fallait y penser !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re partie de l'op&#233;ration : r&#233;duire le contingent des priv&#233;-e-s d'emploi recens&#233;-e-s officiellement. Pour ce faire, on r&#233;duit d'abord les dur&#233;es d'indemnisation ASSEDIC en passant de 8 &#224; 4 fili&#232;res. L'effet de la mesure est d&#233;vastateur : environ 850 000 personnes vont voir leur dur&#233;e d'indemnisation r&#233;duite de plusieurs mois, voire supprim&#233;e, &#224; partir du 1er janvier 2004. Parmi celles-ci, une partie basculera alors vers l'ASS (Allocation Sp&#233;cifique de Solidarit&#233;) vers&#233;e par l'Etat aux personnes ayant cotis&#233; au moins 5 ans sur les 10 derni&#232;res ann&#233;es. Dans la mesure o&#249; cette situation tr&#232;s confortable incite &#224; la paresse, il &#233;tait n&#233;cessaire de r&#233;agir afin de redynamiser la recherche d'emploi de ces allocataires. La encore, la solution est simple, il suffit de sucrer l'ASS le plus rapidement possible en r&#233;duisant sa dur&#233;e (jusque-l&#224; illimit&#233;e) &#224; 2 ans. En 2004, ce sont 130 000 b&#233;n&#233;ficiaires de l'ASS qui vont dispara&#238;tre, et basculer vers le RMI (en tout cas pour ceux et celles qui ont droit au RMI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224;, l'effet est triple. Premi&#232;rement, les RMIstes disparaissent miraculeusement des chiffres officiels du ch&#244;mage par un de ces fameux tours de passe-passe auxquels nous ont habitu&#233;-e-s tous les gouvernements. Deuxi&#232;mement, les RMIstes ne sont plus, depuis peu, &#224; la charge de l'Etat, mais des conseils g&#233;n&#233;raux. Certes, l'Etat va leur attribuer une dotation afin de financer le RMI, mais il y a fort &#224; parier qu'elle sera insuffisante et qu'une hausse des imp&#244;ts locaux comblera le trou. D'autre part, les d&#233;partements ne sont plus d&#233;sormais oblig&#233;s de consacrer 17% des cr&#233;dits qui leur sont allou&#233;s par l'Etat &#224; l'&#034;insertion&#034; des RMIstes. Cette situation cr&#233;era &#224; l'&#233;vidence une in&#233;galit&#233; de traitement des b&#233;n&#233;ficiaires du RMI selon qu'ils vivent dans tel ou tel d&#233;partement, voire dans telle ou telle commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;mement, on va enfin pouvoir obliger ces paresseux/ses &#224; travailler. Un-e RMIste c&#233;libataire per&#231;oit au maximum 411 euros par mois, ce qui est franchement inf&#233;rieur au seuil de pauvret&#233; et tend &#224; l'obliger &#224; choisir entre remplir son frigo et effectuer des d&#233;marches de recherche d'emploi co&#251;teuses (t&#233;l&#233;phone, courrier, transport). Et c'est l&#224; qu'intervient le coup de massue : le RMA (Revenu Minimum d'Activit&#233;). Le RMA est un CDD de 6 mois maximum renouvelable 2 fois. Le ou la b&#233;n&#233;ficiaire du RMI est embauch&#233;-e pour 20 heures hebdomadaires. L'employeur per&#231;oit le RMI &#224; la place de son employ&#233;-e et le lui reverse en y ajoutant 130 euros, ce qui &#233;quivaut en tout &#224; un demi-SMIC. L'employeur (que l'on appelle alors &#034;tuteur&#034;) ne paie de cotisations patronales que sur la base de ces 130 euros, alors que le ou la salari&#233;-e (appel&#233;-e &#034;b&#233;n&#233;ficiaire&#034;) ne cotise &#233;galement que sur ces 130 euros. Autrement dit, un-e RMAste co&#251;te entre 2,70 et 3,40 euros de l'heure au &#034;tuteur&#034;, soit le cinqui&#232;me d'un SMIC, et un-e RMAste devrait travailler 160 ans pour pouvoir ouvrir des droits &#224; la retraite. A terme, cet incroyable cadeau au patronat remet bien &#233;videmment en cause l'existence du SMIC et la revalorisation du RMI. Il place le ou la &#034;b&#233;n&#233;ficiaire&#034; dans une situation de d&#233;pendance absolue vis-&#224;-vis de son &#034;tuteur&#034;, libre de r&#233;silier le contrat &#224; tout moment si la personne ne respecte pas le contrat d'insertion : on peut en d&#233;duire que droit du travail et droit de gr&#232;ve ne s'appliquent pas &#224; un-e RMAste, menac&#233;-e de perdre son RMA et son RMI au bon vouloir de l'employeur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Refusons les expulsions ! Droit au logement pour tou-te-s !</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article333</link>
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		<dc:date>2003-11-29T23:00:00Z</dc:date>
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<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique23">10 (novembre 2003)</category>


		<description>
&lt;p&gt;Avec le mois de novembre revient le temps de la tr&#234;ve hivernale des expulsions locatives. C&#233;est la morte saison pour les huissiers. Un propri&#233;taire ne peut plus expulser son locataire pour impay&#233; de loyer. On en oublierait presque que si les expulsions &#034;l&#233;gales&#034; sont impossibles du 1er novembre au 15 mars, les proc&#233;dures d'expulsion, elles, continuent &#224; courir et que certains bailleurs continuent &#224; virer leurs locataires de mani&#232;re ill&#233;gale sous la protection des pouvoirs publics. La tr&#234;ve (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;10 (novembre 2003)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec le mois de novembre revient le temps de la tr&#234;ve hivernale des expulsions locatives. C&#233;est la morte saison pour les huissiers. Un propri&#233;taire ne peut plus expulser son locataire pour impay&#233; de loyer. On en oublierait presque que si les expulsions &#034;l&#233;gales&#034; sont impossibles du 1er novembre au 15 mars, les proc&#233;dures d'expulsion, elles, continuent &#224; courir et que certains bailleurs continuent &#224; virer leurs locataires de mani&#232;re ill&#233;gale sous la protection des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tr&#234;ve hivernale est une invention des socialistes pour se donner bonne conscience, parce que la mis&#232;re dont on est responsable est plus supportable l'&#233;t&#233; que l'hiver. C'est une pause qui permet parfois &#224; la famille d'assainir sa situation. C'est juste une pause qui ne remet pas du tout en cause la sp&#233;culation capitaliste sur le droit au logement. Une pause qui ne change rien dans la logique qui fait du logement un objet de consommation et de profit parmi tant d'autres. Bref c'est une pause qui par son existence m&#234;me, nie le droit de chacun-e &#224; avoir un toit quel que soit le mois, le jour ou l'heure. Depuis longtemps d&#233;j&#224;, les bailleurs sociaux font du logement public au prix et aux conditions du priv&#233;. Dans les agences immobili&#232;res, se voir autoris&#233; &#224; avoir un logement c'est passer avec succ&#232;s un examen financier et de moralit&#233;. Restent les marchands de sommeil qui pour 530 euros louent ce charmant studio tout confort sauf l'eau chaude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sp&#233;culation sur le logement de la part de l'Etat et autres capitalistes a transform&#233; le droit de tou-te-s en privil&#232;ge des plus riches. Alors la tr&#234;ve hivernale c'est bien joli mais avoir sa gueule dehors en janvier, en avril ou en septembre, c'est toujours avoir sa gueule dehors !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>En bref</title>
		<link>https://lille.cybertaria.org/spip.php?article334</link>
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<category domain="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique23">10 (novembre 2003)</category>


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&lt;p&gt;&#8211; Int&#233;gration pi&#232;ge &#224; cons L'int&#233;gration des handicap&#233;-e-s dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise est un &#034;grand chantier pr&#233;sidentiel&#034; du quinquennat de Jacques Chirac. Malheureusement ses employ&#233;-e-s malveillant-e-s m&#232;nent des actions de sabotage : les d&#233;put&#233;-e-s ont d&#233;cid&#233; que d&#233;sormais les personnes handicap&#233;es paieraient elles aussi la redevance t&#233;l&#233;. Peut-&#234;tre pour les inciter &#224; l'&#233;teindre pour sortir s'int&#233;grer au monde ext&#233;rieur ! Alors que leurs camarades, victimes du &#034;stress du combattant&#034;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;10 (novembre 2003)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Int&#233;gration pi&#232;ge &#224; cons&lt;/strong&gt; L'int&#233;gration des handicap&#233;-e-s dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise est un &#034;grand chantier pr&#233;sidentiel&#034; du quinquennat de Jacques Chirac. Malheureusement ses employ&#233;-e-s malveillant-e-s m&#232;nent des actions de sabotage : les d&#233;put&#233;-e-s ont d&#233;cid&#233; que d&#233;sormais les personnes handicap&#233;es paieraient elles aussi la redevance t&#233;l&#233;. Peut-&#234;tre pour les inciter &#224; l'&#233;teindre pour sortir s'int&#233;grer au monde ext&#233;rieur !
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Alors que leurs camarades&lt;/strong&gt;, victimes du &#034;stress du combattant&#034;, s'automutilent, se suicident en s&#233;rie ou sont rapatri&#233;s pour des probl&#232;mes de sant&#233; mentale, au moins 30 G.I.'s en permission aux Etats-Unis se sont &#233;vapor&#233;s dans la nature au lieu de repartir en Irak. Pendant ce temps, les familles de soldats se mobilisent pour que tout &#231;a s'arr&#234;te et Bush nous dit que tout va bien.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;70% des Irakien-ne-s sont au ch&#244;mage&lt;/strong&gt;, les salaires sont les m&#234;mes que sous Saddam (60$ par mois), sauf qu'il n'y a plus d'aide gouvernementale pour le logement et la nourriture. La puissance occupante choisit la transition en douceur : la loi datant de 1987 interdisant l'organisation syndicale des salari&#233;-e-s de l'Etat (y compris de l'industrie p&#233;troli&#232;re) a &#233;t&#233; maintenue par les Etats-Unis. Finalement tout n'&#233;tait pas bon &#224; jeter chez Saddam ! Malgr&#233; l'interdiction, des mouvements de gr&#232;ve s'organisent ?
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Apr&#232;s plusieurs mois&lt;/strong&gt; de tergiversations de fa&#231;ade, Raffarin aurait enfin d&#233;cid&#233; de nous faire bosser un jour de plus, ceci dans le but avou&#233; et revendiqu&#233; de venir en aide aux personnes &#226;g&#233;es et aux personnes d&#233;pendantes. Cette aide g&#233;n&#233;reuse ira bien &#233;videmment principalement au patronat, qui b&#233;n&#233;ficiera gratis d'une journ&#233;e de travail suppl&#233;mentaire et en reversera une partie minime en guise de cotisations sociales. Mais le j&#233;suitisme du gouvernement va encore plus loin : face &#224; la commission europ&#233;enne, Francis Mer s'est vant&#233; de cette mesure comme &#233;tant le signe d'un &#034;d&#233;sengagement de l'Etat&#034; en mati&#232;re de protection des personnes &#226;g&#233;es : les sommes ainsi d&#233;gag&#233;es seront autant de subventions que l'Etat ne fournira plus aux structures prenant en charge les personnes d&#233;pendantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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