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Éditorial du n° 1 de Cité d’urgence

samedi 21 mai 2016

Cet article concerne le journal : Cité d’urgence (Lille, 1982)


La ville est le lieu où se fait l’Histoire, le lieu où le pou­voir poli­ti­que se mani­feste et s’affirme. Lorsqu’on veut détruire une civi­li­sa­tion, on détruit ses villes. Inversement, lorsqu’une civi­li­sa­tion pour­rit, c’est par la dégé­né­res­cence de ses citées qu’on peut en esti­mer l’ampleur. C’est par les réac­tions qu’elle sus­cite au sein de ses popu­la­tions qu’on peut pré­ju­ger du contenu révo­lu­tion­naire — ou réac­tion­naire — des idées qui tra­vaillent, façon­nent déjà l’avenir. C’est par la contre-culture que ce pour­ris­se­ment total (et son cons­tat immé­diat au niveau de l’urba­nisme, de l’écosystème, des tech­no­lo­gies, de la vie quo­ti­dienne des indi­vi­dus, du nihi­lisme ambiant) sus­cite, et par l’étude des mul­ti­ples ten­dan­ces de cette contre-culture, que l’on peut pres­sen­tir l’avenir donc, et agir sur les nou­vel­les ten­dan­ces dans le sens révo­lu­tion­naire, émancipateur et liber­taire que nous avons choisi.

Cité d’urgence sera ce que les mem­bres de sont comité de rédac­tion en feront : un bul­le­tin expri­mant des sen­si­bi­li­tés anti-auto­ri­tai­res ; un bul­le­tin d’infor­ma­tions contr’intox loca­les, natio­na­les et inter­na­tio­na­les : Cité d’urgence vaudra ce que vaudra notre capa­cité à dépas­ser les événements en miet­tes pour en tirer la sub­stan­ti­fi­que moelle ; les caren­ces éventuelles de ce bul­le­tin expri­me­ront nos fai­bles­ses dans la cri­ti­que réelle de notre vie quo­ti­dienne de lycéens, d’étudiants en rup­ture, de chô­meurs, de profs, de tra­vailleurs pré­cai­res etc.


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