AG du CCL 18 mars 2010
ordre du jour : 1. festival décadence - 2. graphistes - 3. prog’ - 4. fin du mois - 5. soirée anti-sexiste - 6. dario - 7. tréso - 8. biblio - 9. gdale - 10. répets
1. festival décadence
– asso fechti’val organise 1 festival / an. Essentiellement sur cité scientifique (café cuture + MDE), dernier soir au détour. 21-24 avril. "décadence" : en quoi les mouvements parus d’abord décadents / illégitimes influencent tout le monde ensuite. merc. : beatniks - R’n’R / jeu. : hippies / ven. : punk etc. / sam. : techno. Tout gratuit sauf au détour. concerts, projections, créations live.
– On leur donne quelques idées à partir de ce qu’on connaît. Ils nous recontactent au besoin quand leur truc est plus avancé. contact : malik.benkahla chez gmail.com
2. graphistes
– un groupe de graphistes a un projet d’expo (issuEs des Bx arts de Cambrai) lesgrabuge.blogspot.com
– Bon on leur dit que ce qu’ils font c’est bien mais pas possible chez nous. Illes sont les bienvenuEs pour venir refaire notre déco.
3. prog’
– jeu 01/04 : Rejected + Standing the test
– sam 03/04 : soirée cabaret asso Lokomotiv (théâtre + musique)
– jeu 08/04 : Jesus Bruiser + Fuck right off
– ven 09/04 : videos sur les Wagenburg en Allemagne
– sam 10/04 : Spanner + La société + les fumiers
– merc 14/04 : soirée réduction des risques / prévention IST avec AIDES
– ven 16/04 : Democracia + Link + Abats
– mar 20/04 : soirée contraception
– lun 26/04 : dogs for breakfast + zerowatt
– merc 28/04 : le crabe + Mary X
– ven 30/04 : boutros bubba + Roll call for the second site
4. à venir avant la fin du mois
– mar. 30/03 : soirée premiers soins à 19h [à usage interne + copainpines]
– merc. 31/03 : la revue Z vient pour présenter son dernier numéro sur la Picardie et présenter dans une perspective anti-industrielle le film "L’Explosion" à propos de Chooz. Avec aussi des genTEs opposéEs à la mécanisation de la Poste. Couz’ coordonne et tout, avec Tomjo.
5. Soirée anti-sexiste du 25 mars
– cf compte rendu
– préparer des saynètes
– texte de présentation validé (voir ci-dessous)
– travail de définition : viol / viol conjugal (mécanismes d’enfermement dans le couple) / violences physiques / symboliques + brochures "lavomatic", "combien de fois 4 ans" (+ site web), brochure non-mixte auto-défense, "de la misère sexiste en milieu anarchiste"
– réunion mardi soir pour définitions + saynètes + com (Sean, Ju, Sarah, Caillou, inconnu). Trouver d’autres genTEs, et en particulier des genS. —> au CCL mardi 23 à 19h
6. Dario
– rencontre avec 3 militantEs du CCL début mars.
– a parlé de violence réciproque, physique de sa part à elle, de violence économique. Tous les 2 interprètent les mêmes situations de manière très différente.
– les genTEs du ccl lui ont dit que les violences psycho étaient unilatérales ; que la position du CCL était de faire en sorte que les personnes agressées aient un espace où elles se sentent à l’aise.
– la soirée n’aura pas lieu au ccl. Dario n’est plus le bienvenu au CCL. Caillou prévient Caro et lui demande ce qu’elle en pense.
7. Tréso
– on a 1900 euros moins 1200 euros de soutien égale 700 euros. Il manque grosso modo 750 euros
– pour les bouquins, faut faire attention à ce que le produit des ventes revienne au CCL (au bar)
8. Biblio / Librairie
pas mal de soirées prévues :
– 2 avril à L’Hybride
– 17 avril à Gand : on devait s’inscrire. Est-ce que c’est fait ?
– 1er mai à Arras
– 8 mai à Paris (salon du livre libertaire) : pas de stand / rencontre avec les genTEs de Bordeaux
9. Gdale
Le Gdale peut utiliser le présentoir en bas adossé aux escaliers.
10. Répets
– ok pour que les groupes d’Isydor (dont Tycho Brahé) répètent au CCL si ils font une ou des représentations au CCL ensuite (ben voilà au mois de juin).
Nous organisons cette 2ème soirée antisexiste au CCL pour essayer de faire avancer d’abord les idées et les pratiques féministes au sein du milieu libertaire, mais aussi pour nourrir notre propre pratique, celle du Centre culturel libertaire, c’est-à-dire d’un lieu qui se veut militant, donc fondé sur un certain nombre de principes, et qui accueille du public.
En particulier, nous essayons de mettre en cohérence des principes féministes, de refus de toute forme de domination patriarcale : violences physiques et symboliques sexistes, homophobes, transhobes, etc.
Le CCL est sans arrêt confronté à ce genre de problématiques, comme on l’a vu dans les saynètes des 2 soirées, et nous cherchons des modes d’intervention.
Nous avons été amenéEs plusieurs fois à discuter de la possibilité ou non d’accepter dans le CCL des auteurs de violences sexistes.
La première fois, en 2004, il s’agissait d’un viol. La personne agressée a demandé aux lieux militants qu’elle fréquentait de se positionner sur un refus d’accueil de l’agresseur, afin qu’elle-même se sente en sécurité dans ces lieux. Nous avons d’abord fait une AG extraordinaire pour décider qu’il n’aurait plus accès au lieu temporairement. Après avoir discuté individuellement avec les deux personnes, nous avons constaté que l’agresseur reconnaissait les faits mais leur niait toute gravité et notamment la qualification de viol, affirmant même que d’autres personnes avec qui il avait vécu la même situation reconnaissaient, elles, "leur part de responsabilité". La décision de ne plus accepter cette personne dans nos locaux a été confirmée à l’AG suivante.
La deuxième fois en novembre 2009, une personne qui accompagnait un groupe venu jouer au CCL était également mise en cause dans un viol, décrit dans la brochure "Combien de fois quatre ans ?" Pris au dépourvu, les membres du CCL présentEs ont discuté avec cette personne et lui ont demandé de ne pas participer à la soirée. Suite à quoi le groupe qu’il accompagnait a décidé de ne pas jouer. L’explication donnée sur scène par une militante du CCL a failli tourner mal pour elle. Plusieurs personnes déçues l’ont insultée (ainsi que la personne violée, en son absence) et se sont amusées à balancer plein de tracts et d’autres choses par terre. Depuis des membres du CCL ont pris contact avec les 2 personnes concernées. L’agressée nous remerciait de notre soutien. L’agresseur se sert de la non-réaction des autres lieux militants et alternatifs pour légitimer le fait qu’il n’aurait pas été violent, qu’il s’agit d’un "dérapage qui peut arriver à tout le monde".
Troisième cas : une personne devait organiser une soirée au CCL en janvier. Plusieurs d’entre nous ont appris que cette personne était décrite comme auteur de violences psychologiques envers son épouse. La soirée était maintenue jusqu’à ce que cette personne décide de rendre public ce qu’elle avait subi et a signalé au CCL qu’elle ne pourrait plus venir s’il fréquentait le lieu, une semaine avant que la soirée ait lieu. Il a été décidé (par e-mail, puisqu’il n’y avait pas d’AG avant la soirée) de reporter la soirée en attendant d’avoir une explication avec la personne mise en cause. Il est venu à l’AG suivante, affirmant que la violence était réciproque. Une réunion en petit comité avec lui a eu lieu ensuite, où il a tenu le même discours. Nous lui avons dit que nous préférions qu’elle ait sa place au CCL plutôt que lui.
Ces décisions, nous les avons souvent prises en urgence. Une urgence réelle, mais aussi construite : en l’absence de procédure établie, en l’absence de personnes voulant se coltiner ces situations conflictuelles, elles ont souvent été prises en charge par un petit nombre de personnes et pas forcément réellement assumées par touTEs, même si elles étaient validées en AG.
A chaque fois nous avons pris une décision d’exclusion, fondée sur le fait que nous décidons de croire la personne qui visiblise une situation de violence sexiste qu’elle a subie (c’est une position politique que nous prenons parce que les personnes victimes de violences sexistes sont généralement ignorées dans e reste de la société) et sur l’idée que cette exclusion permet à la personne agressée de se sentir à l’aise au CCL.
Nous ne considérons pas que ces décisions sont idéales ? Exclusion = mode de gestion suffisant ? Quelles traces laisser des décisions prises ?
Ces décisions ont ensuite été discutées individuellement entre nous, ou avec des personnes extérieures au CCL. Cela amène des idées intéressantes, des avis différents, et nous pensons important d’organiser des soirées comme celle-ci pour apporter des pistes de réflexion, voire peut-être des procédures.
exclusion, durée d’exclusion, y a t-il des conditions de réadmission, comment on décide et tout et tout.
Essayer de se mettre d’accord sur des prises en charge des différents types de violence.
dans les définitions : viol / viol conjugal (mécanismes d’enfermement dans le couple) / violences physiques / symboliques