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L’Odyssée d’un passeport

Markov, Georgui

(1983)

(XVI Ad - MAR) --> étagère XVI Ad — Littérature : 20e siècle

Acratie, 1983, 128 p.

Ce livre présente huit récits traduits du bulgare, publiés ici pour la première fois en français (excepté le récit La mer à Sofia, paru dans L’Alternative, en septembre 1982).
Il s’agit d’un choix effectué parmi une centaine de récits-reportages publiés en bulgare (2 volumes parus en 1980-82, un troisième en préparation, par le fond “Georgui Markov” Post fach 8004, Zurich (Lochergut) Suisse).

Leur auteur, Georgui Markov fut assassiné à Londres le 11 septembre 1978 à la suite d’un léger coup de parapluie dont la pointe était empoisonnée. La presse parla alors des “parapluies bulgares”, de la guerre larvée des agents secrets contre les dissidents ; puis la routine revint et ces mêmes journaux qui plaignaient les dissidents reprirent leurs publicités pour les vacances “pas chères” à l’Est, notamment en Bulgarie.

G. Markov est né à Sofia en 1939. Ingénieur puis journaliste, enfin homme de lettre favori et intime du premier secrétaire du Parti communiste Todor Jivkov, Georgui Markov s’était décidé à rompre avec le régime lors d’un séjour en Italie, en 1968.

En émigration Markov prit la plume pour faire une description fouillée, précise, des milieux qu’il avait fréquentés. Et, à la différence des prosateurs actuels, il sut donner un rythme à son style. Il se mit à lire ses chroniques lors des émissions en langue bulgare sur la B.B.C. Et l’on dit même — sans grand risque d’erreur — que les notables du Parti écoutaient avec intérêt ces retranscriptions, y compris Todor Jivkov, quitte à écourter au besoin des réunions officielles.

Lorsque Markov annonça son intention d’aborder ses rencontres avec Todor Jivkov, il semble que les bornes, les limites de la patience du dictateur de la dictature du prolétariat furent dépassées, d’où son assassinat.


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