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Clovis Pignat, qui est-ce ?

Tronchet, Lucien

(1971)

(II - C - TRO) --> étagère II C — Biographies et Mémoires

Tronchet, Lucien. — Clovis Pignat, qui est-ce ? , ou la vocation syndicale. — Lausanne : Grand-Pont, 1971. — 78 p. : ill ; 21 cm.

Le 10 (13 ?) janvier 1950, mort de Clovis-Abel PIGNAT (alias "Tschombine Pategnon") à Monthey (Suisse).
Militant anarcho-syndicaliste, antimilitariste et libre-penseur suisse.
Il est né 16 novembre 1884 à Vouvry (Suisse). Fils d’un souffleur de verre de Monthey, il sera apprenti verrier avant de travailler dans divers secteurs du bâtiment. Influencé par l’esprit de lutte et de solidarité régnant parmi les ouvriers italiens immigrés, il commence à militer au sein de la Fédération des Unions ouvrières de la Suisse romande (FUOSR). Il collabore à "La Voix du Peuple" de Lausanne et au journal "Le Réveil anarchiste" de Luigi Bertoni à Genève.
Objecteur de conscience et antimilitariste, il subit trois mois d’emprisonnement en 1906. Il se lie avec l’écrivain roumain Panaït Istrati, réfugié quelque temps à Vouvry. Il se marie, et aura trois enfants. Syndicaliste libertaire, il prend part à de nombreux mouvements sociaux, pratiquant l’action directe et la grève sauvage. Il sera un des dirigeants syndicaux les plus estimés de la région. Mais inscrit sur les listes noires du patronat, il ne trouve bientôt plus d’emploi dans le bâtiment. Pour faire vivre sa famille, il exerce alors divers boulots, de la verrerie à la fabrication de pierres synthétiques pour l’horlogerie, de scieur de long, à manoeuvre dans une usine de chaux. En 1909, il quitte le Valais pour faire du théâtre de rue dans une troupe itinérante. Il sera montreur de marionnettes durant trois ans sur les routes de Lombardie (Italie), tout en continuant inlassablement à dénoncer l’exploitation et le cléricalisme, par l’action comme par l’écrit "faire sortir la politique des caves et des sacristies". De retour dans le Valais, il est un des orateurs lors de la manifestation du Premier Mai 1913, puis en 1914, année où il lance avec un groupe d’amis anarchistes et de libres-penseurs le journal "Le Falot". En 1916, il est condamné à deux mois de prison pour antimilitarisme.
En 1921, à l’initiative de syndicalistes alémaniques, naît la F.L.E.I "Federazione Lavoratori Edilizia e Legno" (Fédération des Travailleurs du Bois et du Bâtiment).
Pignat (qui parle italien) est chargé de coordonner la F.O.B.B (Fédération des Ouvriers du Bois et du Bâtiment), en Suisse Romande. Cet infatigable militant en assurera le secrétariat roman pendant un quart de siècle (jusqu’en 1946). Il se charge également de la publication, à partir de 21 octobre 1922, de l’organe de la F.O.B.B "L’Ouvrier du bois et du bâtiment". A noter qu’il a aidé, avec Lucien Tronchet, dans les années vingt, la Résistance italienne antifasciste.
Organisateur de plusieurs grandes grèves, il mène, à partir du 19 mai 1928 (avec Augusto Vuattolo et Lucien Tronchet), une grève sauvage qui fait plier les entrepreneurs de la maçonnerie de Genève (après 15 jours de heurts). En 1926, il est condamné à dix jours de prison et 200 francs d’amende pour avoir malmené le préfet du district.
Il mènera encore une grève des maçons à Sion en juin 1931, puis à Dixence en juillet 1935.
Lucien Tronchet a écrit sa biographie : "Clovis Pignat qui est-ce ? La vocation syndicale"(1971).



Hommage des maçons et auxiliaires
I. Parabole d’une vie : 1914-1946
II. De l’Idée à l’Action
III. Un syndicaliste libre
IV. À Genève, dans la grande grève de 1928
V. La FOBB s’implante en Valais
VI. Parmi les "sauvages"
VII. La pratique du fédéralisme syndical
VIII. L’homme de vocation
IX. Appel aux jeunes
Postface : Mon Pignat, de Jean-Pierre Laubscher

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