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	<title>&lt;b&gt;Lille&lt;/b&gt;:alternataire, le site du CCL</title>
	<link>https://lille.cybertaria.org/</link>
	<description>&lt;p&gt;Lille bouge, fr&#233;mit m&#234;me r&#233;guli&#232;rement. Vous pouvez suivre, sur ce portail, la vie libertaire r&#233;gionale et lilloise par l'&lt;a href='http://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique12' class=&#034;spip_in&#034;&gt;agenda&lt;/a&gt; et le &lt;a href='http://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique11' class=&#034;spip_in&#034;&gt;CCL ou Centre culturel libertaire&lt;/a&gt;, par exemple. D'autres rubriques sont h&#233;berg&#233;es.&lt;br class='manualbr' /&gt;D'autres pages ont &#233;t&#233; h&#233;berg&#233;es ici : ainsi &lt;a href='http://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique4' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;L'&#201;cho des sans-voix&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; du Collectif des sans (attention &#224; son r&#233;veil toujours possible !-, &lt;a href='http://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique63' class=&#034;spip_in&#034;&gt;(Basta&lt;/i&gt; (fanzine f&#233;ministe non-mixte)&lt;/a&gt;, etc.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Vous pouvez vous abonner &#224; la &lt;a href=&#034;https://listes.lautre.net/cgi-bin/mailman/listinfo/com.ccl59&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lettre d'information&lt;/a&gt; du CCL (hebdomadaire).&lt;/p&gt;
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		<title>Contre le patriarcat sous toutes ses formes !</title>
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<category domain="http://lille.cybertaria.org/spip.php?rubrique51">22 bis (sp&#233;cial Luttes antipatriarcales)</category>


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&lt;p&gt;Le patriarcat est une oppression ancestrale qui structure notre soci&#233;t&#233;. Il s'agit d'un v&#233;ritable syst&#232;me o&#249; le pouvoir politique, &#233;conomique et social est organis&#233; par et pour les hommes, au d&#233;triment des individuEs que ce syst&#232;me classe comme domin&#233;Es : ceux et celles qui ne r&#233;pondent pas aux canons du genre masculin. Le genre, ou sexe social, est le r&#233;sultat de la construction sociale des individuEs et se traduit par une identit&#233; psychique et sociale. Dans les repr&#233;sentations (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://lille.cybertaria.org/IMG/logo/arton882.jpg?1165592091' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;642&#034; height=&#034;529&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le patriarcat est une oppression ancestrale qui structure notre soci&#233;t&#233;. Il s'agit d'un v&#233;ritable syst&#232;me o&#249; le pouvoir politique, &#233;conomique et social est organis&#233; par et pour les hommes, au d&#233;triment des individuEs que ce syst&#232;me classe comme domin&#233;Es : ceux et celles qui ne r&#233;pondent pas aux canons du genre masculin. Le genre, ou sexe social, est le r&#233;sultat de la construction sociale des individuEs et se traduit par une identit&#233; psychique et sociale. Dans les repr&#233;sentations patriarcales dominantes, l'Homme est fort, intelligent, aime le bricolage et les voitures puissantes, il est h&#233;t&#233;rosexuel et son vagabondage sexuel est une preuve de ses qualit&#233;s viriles, m&#234;me s'il est destin&#233; &#224; devenir chef de famille plein de sagesse. La Femme est &#224; l'oppos&#233; douce et compr&#233;hensive, elle est l'assurance du repos de son homme, tient le foyer et assure les taches m&#233;nag&#232;res, l'une de ses principales fonctions sociales est d'enfanter et de s'occuper de ses enfants alors que, toujours belle et disponible sexuellement pour son Homme, elle doit se garder de s&#233;duire les autres hommes ou femmes sous peine d'&#234;tre une salope. Les gays, les lesbiennes, les transgenre (ne se reconnaissant pas dans le sexe social qui leur est assign&#233;) sont des d&#233;viantEs qui mettent en p&#233;ril la survie de la soci&#233;t&#233;, des sous-hommes et des sous-femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les domin&#233;Es du syst&#232;me patriarcal sont misES sous la tutelle et la d&#233;pendance des hommes h&#233;t&#233;rosexuels. Cette domination se traduit par des oppressions multiformes. Elle d&#233;bute par une &#233;ducation diff&#233;renci&#233;e en fonction du sexe biologique : les petits gar&#231;ons jouent avec des symboles guerriers et leur agitation est vue comme un signe d'&#034;&#233;veil&#034; alors que les filles doivent &#234;tre sages et jouer avec des symboles de leur futur &#034;r&#244;le de femme&#034; (poup&#233;es, objets de la cuisine), sous peine d'&#234;tre des &#034;gar&#231;ons manqu&#233;s&#034;. Ce sont l&#224; les premi&#232;res violences psychologiques et symboliques qu'une soci&#233;t&#233; patriarcale fait subir aux enfants, par la m&#233;diation des parents et de la famille, de l'&#233;cole, de la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette construction sociale genr&#233;e se poursuit tout au long de la vie et est suppos&#233;e mener les individuEs &#224; accepter &#8220;l'ad&#233;quation&#8221; entre leur sexe social et leur sexe biologique. Les individuEs refusant de se plier &#224; cette norme sont amen&#233;Es &#224; subir des violences psychologiques et physiques qu'une grande partie de la soci&#233;t&#233; accepte tacitement. Les femmes battues par leur conjoint (toutes les enqu&#234;tes d&#233;montrent qu'une femme sur dix a &#233;t&#233; victime de violences conjugales dans les 12 derniers mois) ou viol&#233;es (11% des femmes affirment avoir subi au moins une agression sexuelle dans leur vie) sont bien souvent accus&#233;es de l'avoir bien cherch&#233; et somm&#233;es de comprendre la d&#233;tresse de leur agresseur. Les gays et lesbiennes sont aujourd'hui officiellement relativement tol&#233;r&#233;Es &#224; condition de rester cach&#233;Es, de correspondre aux clich&#233;s dans lesquels on les enferme (l'orientation sexuelle est alors le seul &#233;cart &#224; la norme autoris&#233;) et de supporter les plaisanteries et insultes homophobes, sous peine de subir tabassages et humiliations, comme l'actualit&#233; nous le rappelle toutes les semaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les institutions qui r&#233;gissent nos soci&#233;t&#233;s ont un r&#244;le dans la domination patriarcale, dans la mesure o&#249; les syst&#232;mes de domination qu'elles mettent en place s'entrecroisent avec la domination patriarcale et s'en nourrissent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Eglises sont toujours l&#224;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les Eglises de toutes ob&#233;diences (christianisme, islam, juda&#239;sme, bouddhisme...) n'accordent dans leur conception de la soci&#233;t&#233; qu'une place subordonn&#233;e aux femmes, les encha&#238;nant &#224; un r&#244;le de g&#233;nitrice et les accusant d'&#234;tre les tentatrices qui peuvent d&#233;voyer les hommes. Les pays r&#233;gis par la Charia interdisent aux femmes de laisser voir les parties consid&#233;r&#233;es comme tentatrices de leur corps et lapident les femmes coupables d'adult&#232;re. La religion catholique marque les femmes du sceau de la culpabilit&#233; d&#232;s leur enfance, et le mariage n'est rien d'autre que le contrat de d&#233;pendance de l'&#233;pouse vis-&#224;-vis de son mari, quel que soit son comportement. Les homosexuels sont accus&#233;s de r&#233;pandre le sida, qui n'est qu'une punition divine pour leurs p&#233;ch&#233;s, alors que le port du pr&#233;servatif n'est toujours pas conseill&#233; par l'Eglise, qui pr&#233;f&#232;re laisser crever des millions de genTEs en pr&#233;tendant que le seul rem&#232;de serait l'abstinence et la fid&#233;lit&#233;. Bien s&#251;r, certaines Eglises ont fait &#233;voluer, sous la pression de leurs propres fid&#232;les, leur interpr&#233;tation de la religion en autorisant le divorce par exemple. Mais le syst&#232;me de pens&#233;e est toujours le m&#234;me et le contenu de la Bible est inchang&#233; : si le catholicisme tue directement moins de femmes, de gays et de lesbiennes que l'islam, cela n'est que le r&#233;sultat de son adaptation &#224; la soci&#233;t&#233; afin de ne pas perdre trop de brebis en route.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Etat est un patriarche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Etat est lui aussi un &#233;l&#233;ment de la domination patriarcale. Il est &#233;vident que nos assembl&#233;es et cercles de pouvoir sont tr&#232;s majoritairement r&#233;gis et occup&#233;s par des hommes, dans lesquels les insultes sexistes et homophobes sont toujours monnaie courante. Comme les Eglises, les Etats et les partis politiques en comp&#233;tition pour le pouvoir adaptent leur offre &#224; certaines exigences sociales en fonction de leurs objectifs &#233;lectoraux et afin de garantir la paix sociale. Ainsi le divorce est r&#233;guli&#232;rement facilit&#233;, l'interruption volontaire de grossesse est un droit l&#233;gal depuis 1992 (il n'&#233;tait que d&#233;p&#233;nalis&#233; depuis 1975), la parit&#233; hommes-femmes en politique a &#233;t&#233; vot&#233;e r&#233;cemment, et une Haute Autorit&#233; de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalit&#233; (HALDE) a &#233;t&#233; mise en place en 2005. Mais comment ne pas voir que des d&#233;put&#233;s eux-m&#234;mes s'autorisent &#224; enfreindre cette loi (voir l'affaire Vanneste), que les cr&#233;dits pour les plannings familiaux (sensibilisation &#224; la contraception (lieux d'information, de soutien et de sensibilisation concernant la sexualit&#233;, la contraception, les violences patriarcales...) sont largement insuffisants, que l'Etat met en place des politiques natalistes qui fixent les m&#232;res au foyer sans mettre en place les structures de garde d'enfant n&#233;cessaires, que les affaires de viol conjugal sont bien trop souvent class&#233;es par la justice bourgeoise et patriarcale ? Si les gouvernements successifs ont pris ces diverses mesures, leur application difficile montre bien qu'il ne s'agissait pas l&#224; de l'action d'un p&#232;re de famille bienveillant, mais du r&#233;sultats de rapports de force.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_494 spip_document spip_documents spip_document_file'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://lille.cybertaria.org/IMG/jpg/banderole_Vanneste.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 1.3 Mio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='http://lille.cybertaria.org/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1780482095' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les mobilisations f&#233;ministes, gays et lesbiennes qui ont obtenu ces lois, ces concessions, par la lutte. En ce sens ces acquis ne sont pas inutiles et il est hors de question de les rejeter sous pr&#233;texte qu'elles seraient une &#233;manation de la puissance &#233;tatique. Comme tous les progr&#232;s sociaux, ils sont issus des luttes men&#233;es par les premierEs concern&#233;Es et ont une r&#233;elle utilit&#233; sociale. Il est donc n&#233;cessaire de les d&#233;fendre contre les attaques des ennemiEs de l'&#233;galit&#233;, et notamment les associations familialistes, les groupes religieux qui sont sur-repr&#233;sent&#233;s dans les sph&#232;res du pouvoir. L'&#233;galit&#233; du point de vue de la loi et de son application est bien loin d'&#234;tre acquise et il est n&#233;cessaire non seulement d'&#234;tre vigilantEs mais aussi offensif/ves pour briser les in&#233;galit&#233;s et privations de libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le capitalisme fait feu de tout bois&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme v&#233;hicule &#233;galement la domination patriarcale, malgr&#233; la capacit&#233; d'adaptation de sa forme lib&#233;rale aujourd'hui en vigueur. Capable de faire feu de tout bois, le syst&#232;me capitaliste ne parvient pas, malgr&#233; les efforts de ses z&#233;lateurs, &#224; passer pour un chantre de la lib&#233;ration des femmes, gays, lesbiennes et transgenres. La publicit&#233; est l'un des &#233;l&#233;ments les plus visibles de la perp&#233;tuation de cette domination et si l'image de la maman au foyer acheteuse de barils de lessive pour laver les habits de sa prog&#233;niture m&#226;le tend &#224; dispara&#238;tre de nos &#233;crans, elle est remplac&#233;e par la &#034;femme active&#034; dirigeante d'entreprise sexy aux mensurations &#034;de r&#234;ve&#034; qui fait quand m&#234;me &#224; manger, &#233;l&#232;ve ses enfants et fait les courses : la double journ&#233;e de travail des femmes existe toujours bel et bien, et ses fonctions sociales d'objet sexuel et reproducteur y sont m&#234;me vant&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le capitalisme s'accommode d'une part tr&#232;s bien de l'existence de m&#233;tiers r&#233;serv&#233;s aux femmes ou aux hommes (r&#233;clamant de la force), d'autre part d'une in&#233;galit&#233; qui persiste dans les salaires et dans l'acc&#232;s aux postes &#224; responsabilit&#233; (g&#233;n&#233;ralement sous le pr&#233;texte qu'elles peuvent tomber enceintes, &#234;tre &#224; la merci de la mutation de leur mari, etc.). Pourtant le credo de l'&#233;galit&#233; peut &#234;tre repris, quand c'est &#224; l'avantage des capitalistes. Il en a &#233;t&#233; ainsi de l'autorisation du travail de nuit des femmes : plus de pr&#233;carit&#233; au pr&#233;texte de l'&#233;galit&#233; ! Le capitalisme et la soci&#233;t&#233; de consommation ne se lassent pas de diffuser des mod&#232;les dominants allant dans le sens de la marchandisation des corps et des sexualit&#233;s. Les femmes doivent toutes &#234;tre des cr&#233;atures aux mensurations st&#233;r&#233;otyp&#233;es et disponibles sexuellement, les hommes publicitaires sont de plus en plus virils et muscl&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les homosexuels sont aujourd'hui une cible marketing dont les repr&#233;sentations publicitaires st&#233;r&#233;otyp&#233;es sont suppos&#233;es assigner des choix de consommation dus &#224; leur orientation sexuelle. Le d&#233;veloppement du commerce &#034;gay friendly&#034; ne s'adresse qu'&#224; des homosexuels blancs et riches, renvoyant l'homosexualit&#233; dans un ghetto dor&#233;. Les homosexuels pauvres, maghr&#233;bins, d'extraction rurale... sont exclus de cette identit&#233; commerciale, comme les femmes ne r&#233;pondant pas aux crit&#232;res qui leur sont assign&#233;s. Cette injonction &#224; suivre des mod&#232;les norm&#233;s qui r&#233;pondent avant tout aux exigences du d&#233;veloppement capitaliste est la source de frustrations dont les cons&#233;quences peuvent &#234;tre tr&#232;s graves dans une soci&#233;t&#233; o&#249; l'image est la reine des rapports sociaux : d&#233;pression, anorexie, suicide...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La marchandisation des corps bat son plein en soci&#233;t&#233; capitaliste et la prostitution se d&#233;veloppe sans cesse. Le fantasme machiste voulant que beaucoup de personnes se prostituent par choix est &#233;vent&#233; par les faits : l'&#233;norme majorit&#233; des prostitu&#233;Es sont sous la coupe de mafias et de gangs qui traitent les femmes en objets, que l'on peut &#224; loisir consommer, torturer et assassiner. Les Etats qui pr&#233;tendent &#034;adoucir&#034; leur statut en leur faisant payer des imp&#244;ts (!) n'en sont que plus hypocrites lorsqu'il appara&#238;t que le racolage est puni par la loi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nous sommes touTEs concern&#233;Es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre la domination patriarcale n'est cependant pas seulement une lutte contre des institutions co-responsables des oppressions. Elle est aussi une lutte contre des pratiques, pr&#233;jug&#233;s qui sont fortement ancr&#233;s dans chacunE d'entre nous. C'est en ce sens que les f&#233;ministes se battent pour faire reconna&#238;tre &#224; touTEs que le priv&#233; est politique. Il appartient donc en particulier aux hommes de se d&#233;faire de leur construction sociale de genre. En effet, il est bien confortable de s'&#233;lever contre les positions de l'Eglise ou la publicit&#233; sexiste sans remettre en cause des comportements que l'on a soi-m&#234;me acquis par le biais d'un conditionnement continu et qui place les hommes dans une position dominante, domination qui peut para&#238;tre naturelle ou involontaire. Pourtant cette domination persiste dans tous les milieux, y compris au sein des cercles militants, o&#249; l'on ne compte plus les cas de violence conjugale ou de viol, et o&#249; la domination patriarcale se traduit par une pr&#233;sence tr&#232;s majoritaire d'hommes, par une r&#233;partition de la parole tr&#232;s in&#233;galitaire, par une r&#233;partition virile des t&#226;ches &#233;vidente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes les gays, les lesbiennes, les transgenres doivent prendre leurs luttes en main et &#234;tre autonomes, ce qui signifie qu'au titre de leur lutte contre cette forme sp&#233;cifique de domination, les domin&#233;Es doivent &#234;tre &#224; m&#234;me de d&#233;cider de leurs modes d'action, d'organisation (notamment en non-mixit&#233;), de leurs objectifs et de leurs revendications. Les hommes ne doivent pourtant pas rester inactifs, ils ont une forme de participation &#224; apporter &#224; cette lutte par leur pr&#233;sence et leur accord explicite sur les revendications port&#233;es, accepter la mise en place de m&#233;canismes favorisant l'acc&#232;s des domin&#233;Es &#224; la parole et &#224; l'action, sans paternalisme. Ils doivent aussi et surtout travailler &#224; leur d&#233;construction masculine afin de cesser de perp&#233;tuer des in&#233;galit&#233;s dont ils sont g&#233;n&#233;ralement, qu'ils le veuillent ou non, les principaux acteurs et b&#233;n&#233;ficiaires tant dans la sph&#232;re publique que dans la sph&#232;re priv&#233;e. Les groupes non-mixte hommes sont des outils int&#233;ressants pour travailler sur cette domination, &#224; condition de ne tomber ni dans la n&#233;gation de la sp&#233;cifit&#233; des oppressions qui s'exercent sur les femmes, gays, lesbiennes et transgenre ni dans la culpabilisation : il s'agit aussi pour les hommes de se lib&#233;rer en mettant le doigt sur des pratiques et des comportements et en cherchant &#224; les r&#233;soudre. De m&#234;me les hommes doivent se d&#233;faire d'une forme de solidarit&#233; virile qui m&#232;ne souvent &#224; se taire devant des violences sexistes ou homophobes, au pr&#233;texte qu'elles seraient d'ordre priv&#233; ou qu'on ne conna&#238;trait pas tous les tenants et aboutissants de la relation entre l'agresseur et l'agress&#233;E.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_493 spip_document spip_documents spip_document_file'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://lille.cybertaria.org/IMG/jpg/bla11.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 4.4 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='http://lille.cybertaria.org/local/cache-vignettes/L99xH99/bla11-05ee6-34944.jpg?1780482096' width='99' height='99' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour des luttes antipatriarcales radicales !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;MilitantEs pour l'&#233;galit&#233; totale entre touTEs les individuEs, les anarchistes doivent &#234;tre solidaires et actif/ves dans les luttes antipatriarcales. Il est insupportable d'accepter l'id&#233;e d'une humanit&#233; divis&#233;e en genres en fonction de son sexe biologique : chacunE doit &#234;tre libre de disposer de son corps comme ille l'entend. Cela ne signifie pas seulement d&#233;fendre et &#233;tendre le droit &#224; l'interruption volontaire de grossesse ou rejeter le mariage religieux. Il s'agit aussi de d&#233;fendre l'amour libre, vieille revendication anarchiste, que l'on doit comprendre comme la libert&#233; d'orientation sexuelle et le choix de ses modes de relation sexuelle et amoureuse par chacunE en fonction uniquement du libre consentement de touTEs les partenaires et sans usage de la contrainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas d'imposer de nouvelles normes mais de lutter contre celles qui existent afin de favoriser l'&#233;panouissement des individuEs dans leurs propres choix. Le mouvement queer apporte une contribution importante &#224; ce mouvement de lib&#233;ration en regroupant celleux qui ne se reconnaissent pas dans les classifications du genre, de l'h&#233;t&#233;ronormativit&#233; et du communautarisme. En transgressant ces barri&#232;res sociales, le mouvement queer brouille les cartes pour mettre en avant la diversit&#233; infinie des sexualit&#233;s, des rapports &#224; son propre corps dans une perspective lib&#233;ratrice. &lt;br class='autobr' /&gt;
La lib&#233;ration de touTEs ne se n&#233;gocie pas ! Elle s'arrache par les luttes et se poursuivra tant qu'il y aura des patriarches, des cur&#233;s et des collabos de toutes esp&#232;ces pour dominer le monde ! Pas question d'excuse culturelle non plus : l'excision, le commerce des filles en vue d'obtenir une dot ne sont pas des coutumes folkloriques mais des pratiques barbares qui doivent dispara&#238;tre. Ici comme ailleurs, le patriarcat doit &#234;tre combattu sur tous les fronts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette domination est pr&#233;sente dans la rue, au lit, dans les m&#233;dias, dans nos familles, au taf... C'est aussi l&#224; que nous devons la combattre, en refusant de nous taire devant une agression (et en soutenant les agress&#233;Es dans leurs d&#233;marches), en refusant de laisser passer de &#034;gentilles plaisanteries&#034;, en d&#233;non&#231;ant toutes les avanc&#233;es des obscurantistes, en &#233;tant solidaires des luttes f&#233;ministes, gays, lesbiennes, queer et en faisant tout pour que progressent le respect mutuel et l'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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