L’appropriation culturelle est l’adoption d’éléments d’une culture minoritaire par des membres d’une culture dominante, tout en utilisant ces éléments en dehors de leur contexte culturel d’origine. Ces biens culturels peuvent être des formes d’habillement, de musique ou d’art, de religion, de langue, de propriété intellectuelle ou de comportement social, qui peuvent tous avoir une signification culturelle profonde pour la culture d’origine, mais qui peuvent être utilisés comme une mode par ceux qui ne font pas partie de cette culture.
Souvent, la signification originale de ces éléments culturels est perdue ou déformée, et ces expositions sont souvent considérées comme un manque de respect, voire une forme de profanation, par les membres de la culture d’origine.
Des éléments culturels qui peuvent avoir une signification profonde pour la culture d’origine peuvent être réduits à une mode ou à des jouets « exotiques » par ceux qui appartiennent à la culture dominante. Dans ce cas, l’imitateur, qui ne subit pas cette oppression, peut « jouer », temporairement, un autre « exotique », sans subir aucune des discriminations quotidiennes auxquelles sont confrontées les autres cultures. L’appropriation et la « fétichisation » des cultures aliènent de fait, celleux dont la culture est appropriée.
Rhythms of Resistance emprunte sa forme d’action et certains aspects de sa musique au Brazilian Black liberation movement, sans pour autant en faire partie. Notre sélection d’instruments est la même, et notre méthode de Maestration est similaire à celle des vraies batucadas. Custard, Samba Reggae et Sheffield Samba Reggae sont des versions simplifiées des rythmes originaux de Samba Reggae ; Afoxé,Voodoo and Xangô sont directement enracinés dans la religion afro-brésilienne. Angela Davis, Cochabamba, Crazy Monkey, Hafla, Menaiek, No Border Bossa, Ragga et peut-être d’autres sont basés sur des styles de musique populaire du Sud Global.
Un débat est en cours au sein du réseau RoR sur la question de savoir dans quelle mesure il s’agit d’appropriation culturelle et quelles conséquences en tirer. De nombreux groupes ont décidé de ne plus s’appeler « Samba » ou « Batucada », mais d’utiliser des expressions alternatives comme percussion ou tambour. Certains groupes ont décidé d’arrêter de jouer des airs spécifiques. Il est toutefois important de reconnaître que nos méthodes et notre musique s’inspirent de la samba et du carnaval et en reprennent de nombreux éléments.