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Hardi-e-s Camarades... à quand les barricades ?!

édito

jeudi 23 mars 2006


Nom d’un pou­let grippé, c’est sûr qu’il fait froid... mais ça n’a pas empê­ché ceux et cel­les qui osent encore se mêler de leur vie de bat­tre le pavé dès le Mardi 07 Mars. Et depuis il ne se passe pas une semaine sans que lycéen­NEs, étudiantEs, pré­cai­rEs, chô­meur­SEs, sala­riéEs ne débou­lent dans la rue pour brailler bien fort ce qu’on pense de nos fichues "élites".

Gouvernement, patro­nat et leurs laquais de jour­na­lis­tes nous cra­chent à la gueule en toute impu­nité... et alors ! C’est pas la pre­mière fois que cette cli­que essaie de bra­der l’ave­nir de la jeu­nesse au nom de la "Modernité".. qui ne rime qu’avec plus de pro­fits pour une mino­rité et la galère pour l’immense majo­rité. Pour mémoire, en 1994 le pre­mier minis­tre Balladur avait déjà tenté d’intau­rer la pré­ca­rité pour la jeu­nesse avec son Contrat d’Insertion Professionnelle. Tu par­les d’un suc­cès ! Sous la pres­sion de la rue, cet espèce de sinis­tre avait retiré sa réforme... Pauvre type ! Il n’avait pas suf­fi­sam­ment tenu "droit dans ses bot­tes". Alors, chi­che qu’on recom­mence ?!

Sauf que cette fois, il paraît (médias aux ordres a l’appui) que c’est dif­fé­rent. Quatre mois après les émeutes popu­lai­res des ban­lieues nos bons prin­ces ont enfin trouvé les solu­tions "mira­cle" pour nous redon­ner l’envie de se faire chier au bou­lot pour que nos patron­Nes s’engrais­sent. 1. T’es jeunE, tu galè­res pour te trou­ver un taf’, un appart’... pas de pro­blème : main­te­nant c’est sûr t’en chie­ras pen­dant deux ans au mini­mum... et ferme ta gueule ! Vive le CPE. 2. T’avais un taf’, tu ne l’as plus... T’es pas contentE, t’as qu’à t’en trou­ver un autre : main­te­nant c’est sûr t’en chie­ras pen­dant deux ans au mini­mum... et ferme ta gueule ! Vive le CNE.

Alors y’a de quoi gueu­ler : y paraît qu’avant on trou­vait un CDI. C’était pas génial mais au moins on savait à quoi s’en tenir : se faire exploi­ter toute l’année jusqu’à ce qu’on en crève. Au pire y’avait la paye qui tom­bait, on pou­vait bouf­fer... Maintenant, grâce aux gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs de Gôche comme de Droite, il faut qua­si­ment se met­tre à crou­pe­tons pour men­dier le "droit" de se faire exploi­ter... Ca c’est du pro­grès social !

Dans la fou­lée le gou­ver­ne­ment "Villepin" essaye d’ache­ver ce que tant d’autres ont com­mencé avant lui (Raffarin, Jospin ou autres...) : déman­te­ler nos ser­vi­ces publics. Encore et tou­jours moins de moyens pour "l’Education Nationale", pri­va­ti­sa­tion de GazDeFrance... Il paraît qu’il n’y a plus assez d’argent dans les cais­ses ! Mais, du fric, l’Etat en trouve tou­jours qaund il faut essayer de ven­dre des avions de chasse à l’Arabie Saoudite, four­guer des cen­tra­les nucléai­res ou payer une croi­sière "aller - retour" à un déchet flot­tant comme le porte-avion "Clemenceau".

Et des moyens il n’en man­que jamais pour armer les garde-chiourme du régime : les flics et les bidas­ses. On les a vus se dévouer à leur mis­sion... ces raclu­res ! FièrEs d’incar­ner l’ORDRE PATRONAL à coup de matra­ques. On les a vus se dévouer à leur mis­sion... ces raclu­res ! Eclater la gueule de Cyril (Camarade syn­di­qué SUD-PTT) à Paris. Dans le coma depuis. On les a vu se devouer à leur mis­sion... ces raclu­res ! Courser Zyed Benna (17 ans) et Bouna Traoré (15 ans). Morts électrocutés en Novembre 2005. On les a vu se devouer à leur mis­sion... ces raclu­res ! En 1986, assas­si­ner Malik Oussekine.

C’est sûr y’a bien des rai­sons de se fou­tre en rogne. Et on aurait tort de se pri­ver ! Evidemment, les gran­des confé­dé­ra­tions syn­di­ca­les (CGT, FO, CFDT, FSU ...) ne sont pas prê­tes à ampli­fier la colère de "la base". Ce n’est d’ailleurs pas leur rôle, elles en seront tou­jours inca­pa­bles. Ce n’est pas non plus leur objec­tif : leurs chefs pré­fè­rent les salons de la négo­cia­tion à la confron­ta­tion avec les reven­di­ca­tions des tra­vailleu­rEs. Nous n’obtien­drons que ce que nous pour­rons pren­dre...

Construisons ensem­ble sala­rié-E-s, étudiant-E-s, lycéen-NE-s, pré­cai­rEs, chô­meu­rEu­seS la société de demain. Libres et émancipé-E-s. Pour la Sociale, Vive l’Anarchie !


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