Contre les lois sécuritaires et la régression sociale
Ripostes !
Fin janvier ont été votées les lois Sarkosy (LSI) après l’adoption des lois Perben pour la plus grande joie de ceux qui veulent criminaliser les classes populaires et toute velléité de résistance sociale. À cette occasion, le silence d’une gauche qui avait préparé le terrain avec la LSQ et les contrats locaux de sécurité a été des plus éloquents. Nul ne doit plus outrager la Marseillaise, s’attrouper dans les halls d’immeuble, s’approprier les logements vacants. Mendicité, fraude dans les transports en commun et prostitution sont criminalisés, sans que rien ne soit fait pour lutter contre la misère qui en est la cause.
Derrière la matraque se cache le Capital ! Ces mesures répressives servent à accompagner une politique de régression sociale mise en ouvre depuis les années 1970. L’attaque sur les retraites a commencé, celle sur la Sécurité Sociale (entamée avec la suppression de l’aide médicale gratuite) est programmée pour l’automne. Les licenciements se multiplient et sont facilités par la précarisation croissante du travail salarié : suspension de la loi de modernisation sociale, contrats-jeunes et remise en cause de la réduction du temps de travail mais pas de la flexibilisation institutionnalisée à cette occasion par la gauche.
Il s’agit bien de laisser les mains libres au MEDEF et de faire comprendre que toute résistance est inutile. La répression contre les mouvements sociaux s’aggrave : licenciement des femmes de ménage d’Arcade en grève contre les cadences infernales, condamnation de militant-e-s anti-OGM, poursuites contre les militant-e-s de No Border et leur collectif de soutien, arrestations et passages à tabac de sans papier-e-s aux abords de leurs manifestations. Tout cela dans un climat d’impunité policière totale.
On ne compte plus les agressions dans la rue comme en garde à vue qui se
soldent par des poursuites pour outrage et rébellion.
En orchestrant cette campagne sécuritaire, l’Etat cherche à masquer les exactions quotidiennes des véritables criminels qui fabriquent la misère sociale.
Ne nous laissons pas terroriser, organisons la riposte !
Vendredi 14 mars à 19 h à l’Univers
16 rue Danton à Lille - M° Pte de Valenciennes
Projection : Le Bruit, l’Odeur et quelques Étoiles, d’Éric Pittard
Débat en présence de Maurice Rajsfus, historien, membre de l’Observatoire des Libertés Publiques